mercredi 28 juillet 2010

Longlist du Man Booker Prize


Je sais, je sais, ce blog tourne vraiment au ralenti mais voilà, c'est l'été, et je lis moins. J'ai envie d'air frais et de belles ballades, plutôt que de littérature. Mais je vous rassure, ma lecture de Guerre et Paix continue à progresser bien que très très lentement (j'en suis maintenant environ à la page 850 et donc, ROULEMENTS DE TAMBOURS, j'ai dépassé la moitié du monstre) et je devrais très vite vous parler de ma première lecture de Beryl Bainbridge, Every Man for Himself. J'en profite pour vous rappeler que j'organise un petit hommage à cette auteure anglaise, décédée récemment et encore bien trop méconnue des francophones.

En parlant de Beryl Bainbridge, la "demoiselle d'honneur du Booker Prize", ainsi nommée en raison de ses cinq nominations sur la shortlist du fameux prix, la longlist du Man Booker Prize 2010 a été annoncée hier. Il s'agit de:

1. Peter Carey, Parrot and Olivier in America: L'amitié d'un maître et de son serviteur. Tout ça me rappelle que j'ai toujours dans ma PAL, Oscar and Lucinda qui a reçu le Booker Prize en 1988.
2. Emma Donoghue, Room: Une mère et son fils de cinq ans enfermés dans une pièce sans aucun contact avec l'extérieur.
3. Helen Dunmore, The Betrayal: Un jeune médecin et une infirmière qui essaient de vivre normalement dans l'Union Soviétique de Staline, en 1952. Un résumé qui me fait d'ailleurs beaucoup penser à mon coup de coeur 2009, Enfant 44 de Tom Rob Smith.
4. Damon Galgut, In a Strange Room: Le parcours initiatique d'un homme à travers trois voyages désastreux en Grèce, en Inde et en Afrique.
5. Howard Jacobson, The Finkler Question: La remise en question d'un veuf et de ses amis. Ca n'a pas l'air comme ça, mais apparemment c'est très drôle.
6. Andrea Levy, The Long Song: La vie de July, une esclave travaillant sur une plantation de sucre en Jamaïque.
7. Tom McCarthy, C: Un titre énigmatique pour un livre dont je n'ai malheureusement pas trouvé le résumé. Si quelqu'un a plus d'infos...
8. David Mitchell, The Thousand Autumns of Jacob de Zoet : La vie d'Européens isolés sur une petite île près des côtes du Japon en 1799. A nouveau, ceci me rappelle que je n'ai toujours pas lu de cet auteur, Cloud Atlas, également dans ma PAL.
9. Lisa Moore, February: Le long combat intérieur d'une femme pour oublier la mort de son mari, afin de venir en aide à son fils.
10. Paul Murray, Skippy Dies: Une comédie loufoque sur la vie d'un collège pour garçons de Dublin.
11. Rose Tremain, Trespass: Une histoire sombre de vengeance dans le sud de la France.
12. Christos Tsiolkas, The Slap: Une gifle donnée à un enfant de trois ans qui donne lieu à une réflexion sur la famille moderne selon huit personnes différentes.
13. Alan Warner, The Stars in the Bright Sky: Les vacances bien arrosées de six jeunes femmes.
Une sélection très appétissante et j'ai déjà ajouté la majorité de ces titres à ma LAL. Je suis particulièrement tentée par The Betrayal et The Thousand Autumns of Jacob de Zoet. Et vous, des titres qui vous tentent dans cette longue liste?
La shortlist sera annoncée le 7 septembre et je ne manquerai pas de vous tenir au courant. Pour le site officiel du Man Booker Prize, c'est par ici.

mercredi 21 juillet 2010

Cosmopolis de Don DeLillo


Pour ceux qui aiment: La Trilogie new-yorkaise de Paul Auster

Eric Packer, jeune homme d'affaire à succès, parcourt la ville de New-York dans sa limousine grand luxe, alors qu'autour de lui son monde s'écroule peu à peu.

Autant le dire tout de suite, je n'ai rien compris à ce livre.

Au dernier Salon du livre de Genève, le représentant d'Actes Sud m'avait conseillé ce livre comme une alternative à Paul Auster. Je venais en effet de lui expliquer avoir détesté la Trilogie new-yorkaise (aïe, je sens que je ne vais pas me faire des amis) mais ne pas vouloir abandonner la découverte des auteurs new-yorkais contemporains. Don DeLillo, grand ami d'Auster et figure importante de la littérature américaine, semblait donc être une suite logique.

Malheureusement, j'ai retrouvé dans Cosmopolis ce que je n'avais déjà pas aimé chez Auster, à savoir la description d'un monde absurde, des interrogations farfelues et le comportement incompréhensible de son personnage principal. Je n'ai simplement pas saisi où voulait en venir l'auteur et je n'ai trouvé aucun intérêt à l'histoire d'Eric Packer.

Un nouveau rendez-vous manqué avec la littérature new-yorkaise. Si vous avez des suggestions pour mettre fin à cette mauvaise série, je suis preneuse.

New York, avril 2000. Bloqué dans sa somptueuse limousine par un embouteillage géant qui paralyse Manhattan, Eric Packer, golden boy de vingt-huit ans, assiste au crépuscule du système qui a porté sa compagnie au firmament de la galaxie Wall Street. Les yeux rivés sur les cours d'une monnaie dont il a parié la chute et qui remonte contre toute attente, tétanisé par l'irruption dans son monde virtuel d'un réel ensauvagé qui embrase les rues de la ville, Packer accède, en vingt-quatre heures d'une initiation spectaculaire, aux codes qui détiennent le secret de son assassinat annoncé. Concentrant dans un espace littéraire superbement inédit tous les langages où se profère l'inquiétant scénario global du monde contemporain, Cosmopolis fait du présent une fable, du futur une histoire et de l'archaïque, peut-être, notre étrange avenir. Incontestablement l'une des figures capitales de la littérature américaine, Don DeLillo a reçu les plus prestigieuses distinctions dont le National Book Award, le PEN / Faulkner Award et le Jérusalem Prize. Toute son ouvre est disponible chez Actes Sud.

DELILLO Don, Cosmopolis, ed. Actes Sud, coll. Babel, 2003, 222p. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marianne Véron.
DELILLO Don, Cosmopolis, ed. Scribner, 2003.

jeudi 15 juillet 2010

Et vous, connaissez-vous Beryl Bainbridge?

crédit photo BBC
Le 2 juillet 2010, Beryl Bainbridge est décédée à l'âge de 75 ans. Curieuse coïncidence: trois jours avant, j'ai acheté un peu par hasard, lors d'une crise PALesque, "Every man for himself", un livre de cette auteure britannique, publié en 1996. En lisant quelques articles de la presse anglaise et américaine ici ou ici, j'ai noté toute l'admiration que l'on semble porter à cette auteure, surnommée "la grande Dame de la littérature britannique" (en référence à son titre de Dame Commander of the Order of the British Empire), alors qu'on en entend très peu parler de ce côté-ci de la Manche. C'est pourquoi, j'ai décidé de lancer ce petit hommage et je vous propose de découvrir cette auteure. Mieux vaut tard que jamais!

Pour vous donner le palmarès de la dame, sachez que Beryl Bainbridge a reçu DEUX fois le Whitbread Book Award (renommé depuis 2006 le Costa Book Award) pour le prix du meilleur roman et a été nommé CINQ fois sur la shortlist du Booker Prize sans jamais le remporter (une injustice selon beaucoup de critiques). The Times l'a également citée parmi les cinquante meilleurs auteurs britanniques depuis 1945.

Beryl Bainbridge est surtout appréciée pour ses livres courts, (je précise pour les lecteurs aux PAL dantesques dont je fais partie), inventifs, caustiques et teintés d'humour, qui mettent souvent en scène la classe moyenne anglaise. A noter également que ses derniers livres ont presque tous une dimension historique.

Ses romans les plus connus sont (listes non-exhaustive):

1. Harriet Said... (1972), Harriet dit chez Flammarion: Le plan machiavélique de deux adolescentes de 13 et 14 ans, amoureuses d'un homme marié.

2. The Dressmaker (1973), La couturière chez Flammarion: L'histoire de deux soeurs de Liverpool pendant la deuxième guerre mondiale - adapté au cinéma par Jim O'Brien en 1988 - shortlisted pour le Booker Prize.

3. Sweet William (1973), Ce très cher William chez Flammarion et en 10/18.

4. The Bottle Factory Outing (1974), Sombre dimanche chez Flammarion et en 10/18: Les intrigues d'une entreprise de mise en bouteille dirigée par des Italiens - adapté par la BBC en 1991 - shortlisted pour le Booker Prize.

5. Injury time (1977): Une prise d'otage qui tourne mal - Whitbread Award

6. Young Adolf (1978): l'hypothétique visite d'Adolf Hitler, âgé de 23 ans, à Liverpool.

7. Winter Garden (1980), Le jardin d'hiver chez Flammarion: La fuite catastrophique de deux amants à Moscou.

8. An Awfully Big Adventure (1989): Une compagnie de théâtre de Liverpool dans les années 50 - adapté au cinéma par Mike Newell avec Hugh Grant et Alan Rickman - shortlisted pour le Booker Prize.

9. The Birthday Boys (1991): L'expédition de Robert Scott en Antarctique en 1910-1913.

10. Every man for himself (1996): Les derniers jours de millionnaires et de miséreux à bord du Titanic - Whitbread Award et shortlisted pour le Booker Prize.

11. Master Georgie (1998), Georgie aux éditions Rivages poches et Payot: Une immersion dans la guerre de Crimée - shortlisted pour le Booker Prize.

12. According to Queeney (2001), Selon Queeney aux éditions Christian Bourgois: Les dernières années du docteur Samuel Johnson (1709-1784).

Beryl Bainbridge a également écrit des nouvelles et des récits, par exemple For ever England: North and South (1987).

Je vous propose donc de choisir un titre de cette auteure et de le lire si possible avant la fin 2010, pour que les francophones découvrent enfin cette auteure si appréciée de nos amis british.

QUI SE LANCE DANS L'AVENTURE?

lundi 12 juillet 2010

Les amants de la terre sauvage de Katherine Scholes


Pour ceux qui aiment: Un Coup de foudre à Notting Hill à la sauce Out of Africa

Mara, une jeune Australienne mariée à un chasseur, se retrouve seule à la tête du Raynor Lodge, un refuge de chasse isolé de Tanzanie, alors que son mari essaie d'obtenir en ville les crédits pour sauver l'établissement. Quand une équipe de tournage choisit le Raynor Lodge pour filmer les dernières scènes d'un film avec les deux stars hollywoodiennes, Lillian Lane et Peter Heath, Mara y voit la solution à leurs problèmes financiers. Elle ne pouvait cependant s'imaginer que ces quelques semaines allaient complètement bouleverser sa vie.

Quand Suzanne de Chez les filles m'a proposé ce livre, je n'ai pas hésité très longtemps. Comme vous le savez sûrement, je suis une amoureuse du bush africain et juste la couverture me donne envie de sauter dans un avion. Par contre, ce que vous ne savez probablement pas, c'est que la première fois que j'ai rencontré Mr. Z, il portait un chapeau à la Indiana Jones, chevauchait à travers le bush sud-africain ou conduisait une Land Rover pourrie à travers les milliers d'hectares de la réserve dans laquelle nous travaillions. Tout ça pour dire que je ne suis généralement pas trop chick lit mais que je ne résiste pas aux bush love stories.

Mais revenons à ces amants de la terre sauvage. Sans surprise, j'ai été séduite par la première partie du livre. On sent très bien que Katherine Scholes a vécu en Tanzanie et ses descriptions m'ont instantanément transportée en Afrique de l'Est. J'ai également aimé les petites phrases en swahili et je fais un petit clin d'oeil à Tiphanya qui devrait elle aussi apprécier. Enfin, le récit du tournage du film est plutôt sympathique.

Par contre, l'histoire d'amour (car oui, avec un tel titre, on ne pouvait pas passer à côté; d'ailleurs je trouve le titre original un peu mois niais) m'a un peu moins convaincue et j'ai trouvé la fin bâclée et clichée. SPOILER surtout l'élan de solidarité maternelle de l'éléphante mais passons.

Au final, Les amants de la terre sauvage souffre de la comparaison avec le récit de Karen Blixen, cité sur le quatrième de couverture, mais il reste un agréable moment de lecture. Comme d'autres, je pense que c'est une lecture de vacances idéale, surtout si vous êtes bloquée en ville et que vous avez besoin d'un petit moment d'évasion.

J'ai repéré deux autres livres de cette auteure dans la bibliothèque de ma mère et je dis: pourquoi pas. Vous entendrez donc peut-être encore parler de Katherine Scholes sur ce blog.

Dans les décors époustouflants de la savane africaine, une histoire d'amour bouleversante. Le portrait d'une femme en quête d'indépendance, un hymne à la nature et à la vie sauvage, dans la lignée d'Out of Africa et Sur la route de Nairobi.

Un mari follement séduisant, un lodge niché au coeur de la brousse, une vie au plus près de la nature : Mara pensait avoir trouvé le bonheur éternel. Trois ans plus tard, la réalité est tout autre : John multiplie les absences et Mara se retrouve seule à la tête d'un domaine au bord de la faillite. C'est alors que débarque une équipe de cinéma. Décidée à profiter de l'aubaine pour sauver le lodge, Mara ne ménage pas ses efforts. Elle d'habitude si timide et discrète s'affirme jour après jour, gagnant le respect de ses employés et l'admiration de l'équipe du film qui n'hésite pas à l'utiliser comme doublure de l'actrice principale.

Où s'arrête la vie et où commence le cinéma ? Mara ne peut résister au charme de Peter Heath, le héros du film. Déchirée entre son attirance pour un homme inaccessible et son sens du devoir, saura-t-elle faire le bon choix ?


Je remercie Suzanne du site Chez les filles et les éditions Belfond pour cet envoi dépaysant.


J'inscris bien sûr cette lecture dans le cadre du challenge Safari littéraire de Tiphanya.

SCHOLES Katherine, Les amants de la terre sauvage, ed. Belfond, juin 2010, 331p., traduit de l'anglais (Australie) par Françoise Rose.
SCHOLES Katherine, The Hunter's Wife, ed. Penguin Books Australia, février 2009, 376p.

Et parce que je suis bloquée à Genève et que j'ai de fortes envies vagabondes, je ne résiste pas à vous mettre cette photo prise au Kenya, qui explique à elle toute seule mon amour pour la nature africaine.

jeudi 8 juillet 2010

Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire de Sarah Kaminsky

Billet très retardataire du Prix ELLE 2010

Après Owen Matthews qui nous livrait le destin passionnant de ses parents, voici Sarah Kaminsky qui nous offre dans ce livre les souvenirs de son père, Adolfo Kaminsky. Juif, apprenti teinturier et passionné de chimie, il entre en contact en 1943, à l'âge de 17 ans, avec la Résistance française, après avoir échappé de justesse à Drancy et au sort funeste qui l'attendait. Dès lors, il devient le faussaire de Paris, servant successivement la Résistance française, les mouvements clandestins d'émigration juive en Palestine, le FLN et la lutte pour la décolonisation de l'Algérie et de nombreuses autres luttes révolutionnaires à travers le monde, avant de se retirer définitivement en 1971.

Sarah Kaminsky nous explique les engagements de son père, sa philosophie, ses raisons et son ingéniosité pour toujours contrer les nouvelles difficultés des papiers à falsifier. J'ai beaucoup aimé découvrir la vie de faussaire d'Adolfo Kaminsky et ce monde sous-terrain et caché.

Tout d'abord gênée par la forme (une sorte de dialogue entre Sarah Kaminsky et son père avec l'emploi du "je" pour les souvenirs évoqués), j'adhère au final à ce choix après avoir lu chez Sophielit, qui a eu la chance de rencontrer l'auteure, que Sarah Kaminsky s'était finalement décidée pour cette forme pour ne pas avoir l'impression d'écrire la nécrologie de son père encore vivant.

A noter également que Sarah Kaminsky a préféré se concentrer sur la vie "professionnelle" de son père, sur ses activités de faussaire et non sur sa vie personnelle, mises à part quelques allusions très rapides à ses différentes partenaires. Un choix qui ne m'a personnellement pas gênée, mais, ayant eu maintenant un aperçu de la personnalité singulière d'Adolfo Kaminsky, j'en aurais volontiers appris d'avantage sur sa vie de famille.

Un livre passionnant donc, un destin hors du commun raconté ici à travers les souvenirs d'Adolfo Kaminsky confiés à sa fille, avant que ces derniers ne se perdent, "avant qu'il ne soit trop tard".

Photo: Ouest France
«Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront... » Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l'expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu'il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d'une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. A travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au coeur d'une histoire de clandestinité, d'engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d'un siècle où s'affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l'émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d'Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d'Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d'Afrique, l'opposition aux dictateurs d'Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s'est engagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S'il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

Livre lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2010 / catégorie document

KAMINSKY Sarah, Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire, ed. Calmann-Lévy, septembre 2009, 259p.

lundi 5 juillet 2010

Excursion du week-end en libraire ou pourquoi je ne vous montre jamais ma PAL

ATTENTION, CE BILLET PEUT NUIRE GRAVEMENT A LA SANTE DES ADEPTES DE PAL RAISONNABLES!!! (ou au contraire, vous faire sentir si supérieur, non, non, ne niez pas, je le vois déjà ce petit air "smug")

Petit paragraphe d'excuse: Mai-juin ont été des mois de folie pour moi au boulot et je n'ai simplement pas eu une minute à moi. J'ai enfin pu décompresser un peu ces deux derniers week-ends et comme je suis bloquée dans une lecture interminable (voire billet précédent) et que ma PAL ne bouge plus d'un pouce... enfin ne bouge plus d'un pouce vers le bas... depuis plusieurs semaines, je n'ai rien trouvé de mieux que de faire la tournée des librairies et de mes bouquineries de seconde main préférées. Etant accompagnée de Mr. Z qui n'est pas non plus un modèle de bon sens en ce qui concerne les livres, le résultat est tout simplement catastrophique. A vous de juger:

Tout d'abord les achats de seconde main en français:

1. Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde de Steven Hall, un livre qui a divisé la blogosphère l'année passée et que je voulais donc découvrir depuis longtemps, histoire de me faire ma propre opinion.
2. Alabama Song de Gilles Leroy, en attendant de pouvoir lire Zola Jackson qui me tente bien également.
3. Pour Vous de Dominique Mainard, un autre livre qui divise mais dont l'idée de base me plaît assez.
4. Ebène de Ryszard Kapuscinski, les chroniques africaines de cet auteur et journaliste décédé l'année dernière sauf erreur. Je suis vraiment ravie de l'avoir trouvé car tout le monde me le recommande depuis des années.
5. Loving Frank de Nancy Horan, un livre vers lequel je ne serais pas forcément allée, malgré une couverture très agréable, sans vos billets enthousiastes.
6. Le grand cahier d'Agota Kristof, maintes fois commenté sur vos blogs.
7. Le coeur cousu de Carole Martinez, que je redoute un peu, convaincue qu'il n'est pas fait pour moi, mais je ne résiste pas à la déferlante de vos coups de coeur. On verra bien.
8. Au coeur de Bornéo de Redmond O'Hanlon, un voyageur-biologiste que je n'ai pas encore découvert, impossible de résister même si je n'aime pas du tout le nouveau format des éditions Petite Bibliothèque Payot.

Côté livres en anglais (toujours de seconde main):

9. The Beastly Beatitudes of Balthazar B. de J. P. Donleavy, un choix de Mr. Z que je ne connais pas, donc si c'est un coup de coeur pour vous, faites le moi savoir et je me ferai un plaisir de le piquer dans sa PAL ;-)
10. The Line of Beauty d'Alan Hollinghurst, gagnant du Booker Prize 2004
11. The No.1 Ladies Detective Agency d'Alexander McCall Smith, parce qu'on ne peut pas avoir un blog sur des lectures africaines sans avoir lu cette série.
12. The trouble with physics de Lee Smolin, parce que j'ai passé 10 minutes à comprendre comment marche la couverture.
13. The Blind Assassin de Margaret Atwood, autre gagnant du Booker Prize 2000, un prix auquel je fais entièrement confiance.
14. Marley and Me de John Grogan, parce que le film m'a fait hurler de rire et pleurer comme une madeleine, parce que tout propriétaire de chien s'y reconnaît, parce que la blogosphère est amoureuse des chats et que y'a pas de raison de laisser nos amis les chiens de côté, non mais!
15. Star of the Sea de Joseph O'Connor, qui a franchement l'air bien même si la couverture me donne déjà le mal de mer. Ca promet!
16. Every Man for Himself de Beryl Brainbridge. De retour chez moi, je me suis rendue compte que je l'avais déjà (NO COMMENT) mais vu que l'auteure est décédée la semaine passée, peut-être que l'avoir en deux exemplaires va enfin me pousser à découvrir ce livre.
17. Nostromo de Joseph Conrad, parce que ... pas besoin de raison, c'est un classique, j'achète!



Résultat s
econde main pour la somme très très TRES raisonnable de CHF 40 (environ 25 euros), c'est à dire le prix d'un seul livre broché ici en Suisse:
Et parce que définitivement, je n'ai aucune maîtrise quand il s'agit de livres, je suis encore passée en librairie, alors que j'arrivais à peine à porter mon petit sac (oui, oui, je vous rassure, les muscles de Mr. Z ont été mis à contribution) pour acheter ça:

18. The Seance de John Harwood, noté, renoté, souligné et resouligné mille fois depuis quelques semaines, tout est de votre faute!!!

19. Legend of a Suicide de David Vann, un titre original franchement moins engageant que Sukkwan Island mais je voulais le lire en anglais vu que le livre contient plusieurs histoires en plus de Sukkwan Island et qu'il y a apparemment une sorte de fil rouge.




A ajouter encore deux livres achetés la semaine passée, déjà rangés dans ma bibliothèque et qui ont donc échappé à ce déballage photographique honteux, à savoir:

20. Zulu de Caryl Férey, parce que c'est l'Afrique du Sud et parce que c'est le Prix ELLE 2009

21. Remarkable Creatures de Tracy Chevalier alors que j'ai encore The Lady and the Unicorn dans ma PAL... Vous avez dit irrécupérable?

Tout ça pour dire que je ne m'engagerai pas pour un défi PAL vu que c'est tout simplement perdu d'avance. Si vous avez l'adresse d'un bon psychiatre ou d'un groupe de LCA sur Genève, n'hésitez pas.