mercredi 22 juin 2011

Mezek d'André Juillard et Yann

En 1948, l'État d'Israël récemment proclamé est forcé d'employer des pilotes étrangers pour défendre les territoires acquis contre les forces arabes. C'est à la rencontre de ces mercenaires que nous invitent Juillard et Yann dans Mezek, et en particulier à celle de Björn, un aviateur suédois, grand séducteur mais homme très secret. 

On entend parfois tellement parler du conflit israélo-palestinien qu'on en oublie presque comment tout cela a commencé. Je connais les grandes lignes de l'histoire de ce conflit mais j'avoue que j'ignorais tout des débuts de l'aviation israélienne et c'est donc avec curiosité que je me suis plongée dans cette BD. Je précise donc aussi que, vu mon manque de connaissance sur le sujet, je n'ai pas pu juger de la véracité et de l'authenticité des faits relatés; je laisse tout ça aux nombreux spécialistes du sujet. Edit 22h30: Quelques précisions très intéressantes à ce sujet dans cet article du Temps.  

Pour en revenir à Mezek, j'ai trouvé le scénario tout à fait crédible et le sujet passionnant. Imaginez le tout jeune État d'Israël, totalement dépendant de pilotes en mal de sensations fortes et motivés uniquement pas leur prime, pilotant des épaves volantes appelées Mezek (des Messerschmitt allemands transformés en Tchéquoslovaquie, notez l'ironie) et des pilotes juifs apprenant leurs bases grâce à des vidéos nazies... Avouez que ce n'est pas banal et pourtant, Yann a longtemps cherché un dessinateur acceptant de mettre en scène cette histoire. 

Un contexte passionnant donc et des personnages plutôt attachants mais j'ai trouvé l'intrigue un peu décousue et il manque parfois une bonne transition entre les planches. De manière générale, j'ai trouvé cette BD trop courte vu la complexité du sujet. J'aurais apprécié d'avoir plus de détails historiques pour bien planter le décor. Cependant, le scénario tient totalement la route et même sans être une fan d'aviation (n'ayons pas peur des mots, je n'y connais absolument rien et avant cette BD, j'aurais été incapable de faire la différence entre un Spitfire et un Messerschmitt) j'ai découvert avec un plaisir certain les aventures de Björn, de Fabrice, le juif de Brooklyn, du jeune Gordon ou de la courageuse Jackie. 


Quant au dessin, j'ai retrouvé avec plaisir le coup de crayon de Juillard dont j'avais beaucoup aimé Les sept vies de l'épervier. On remarque les efforts faits pour croquer les différents modèles d'avions et cette ambiance militaire à dominance verte et beige. Le dessin, tout en restant très classique, offre de belles planches, notamment des jeux d'ombres très bien maîtrisés sous les bâches de camouflage militaire. J'ai cependant trouvé certains visages, et en particulier les yeux des personnages, un peu inexpressifs. 

Une BD au style classique mais réussie avec un sujet vraiment original. Vu la complexité de ce dernier, j'aurais apprécié une histoire plus fournie en détails pour éviter le sentiment d'avoir "survolé" le sujet. Mezek reste cependant un bon et intéressant moment de lecture.

Dans le ciel, le danger peut surgir à tout moment derrière vous, tout comme le passé...
1948. Le jeune État d'Israël, qui vient de proclamer son indépendance, est assailli de tous côtés et ne dispose que de trois pilotes nés sur le sol hébreu... Il fait alors appel à des volontaires juifs idéalistes, accourus de tous les pays, mais aussi à des pilotes mercenaires, originaires de plus sombres horizons... Björn est l'un de ces aviateurs venus risquer sa vie pour quelques milliers de dollars... Sa vie et son coeur, tiraillé entre trois femmes. Mais si le passé laisse parfois des cicatrices, la honte est une plaie qui ne cicatrise jamais...

Je remercie Babelio et les éditions du Lombard pour l'envoi de cette BD à l'occasion de l'opération Masse critique spéciale BD. 

Mezek, dessin: JUILLARD André, scénario: YANN, éditions du Lombard, coll. Signé, avril 2011, 64p. 


mercredi 15 juin 2011

Disgrace de J.M. Coetzee

David Lurie est un professeur d'université, la cinquantaine et deux fois divorcé, dont la seule réelle motivation restante semble être ses aventures sans engagement avec des femmes croisées ici et là. Mais quand il est dénoncé pour avoir eu une aventure avec une élève, il tombe en disgrâce et décide de partir se réfugier dans la ferme isolée de sa fille, Lucy.

Tout d'abord, un petit avertissement: si vous voulez un livre qui met la pêche ou si vous prévoyez un séjour sud-africain, passez votre chemin. Par contre, si vous cherchez un livre extrêmement bien écrit et poignant sur (une partie de) la réalité de l'Afrique du Sud post-apartheid, avec toutes ses contradictions, ce livre doit impérativement rejoindre votre PAL.

J.M. Coetzee nous offre ici un grand roman qui m'a complètement chamboulée.

Les personnages tout d'abord: ici rien de manichéen ou de simpliste mais un reflet fidèle de la complexité de l'âme humaine. Ainsi, David Lurie est parfois touchant par sa fragilité et son désarroi face aux difficultés de communication avec sa fille mais peut également être détestable quand il se transforme en prédateur égoïste et sans remords. Lucy est un personnage féminin à la fois fort et résigné. Bev est une sorte d'ange de la mort mais aussi porteuse de rédemption, etc. Vous l'aurez compris, difficile de s'identifier à un personnage mais impossible de ne pas s'y intéresser.

L'histoire ensuite, choc et pourtant traitée dans toute sa banalité, ce qui la rend d'autant plus marquante et dérangeante. J.M. Coetzee réussit ici une description passionnante de la société sud-africaine, empreinte d'inégalité et d'histoire raciale. Il décrit également sans tabou la situation difficile des fermiers blancs confrontés aux revendications légitimes des populations noires et les révolutions de la société sud-africaine.

Le style enfin, précis, parfois simple, parfois érudit mais toujours très maîtrisé:

"A risk to own anything: a car, a pair of shoes, a packet of cigarettes. Not enough to go around, not enough cars, shoes, cigarettes. Too many people, too few things. What there is must go into circulation, so that everyone can have a chance to be happy for a day. That is the theory; hold to the theory and to the comforts of theory. Not human evil, just a vast circulatory system, to whose working pity and terror are irrelevant. That is how one must see life in this country: in its schematic aspect. Otherwise one could go mad. Cars, shoes; women too. There must be some niche in the system for women and what happens to them." p. 98

J'ai peut-être moins accroché à la deuxième partie que j'ai trouvée plus lente et aux passages sur Byron dont je connais peu l'oeuvre, mais c'est mon seul bémol sur ce roman.

Un livre coup de poing, dérangeant et sans espoir mais un sujet et un style tellement bien maîtrisés qu'on reste en apnée jusqu'à la fin. Disgrace n'est pas un livre qu'on peut "aimer" mais c'est sans aucun doute un livre marquant.

David Lurie, middle-aged and twice divorced, is a scholar fallen into disgrace. After years teaching Romantic poetry at the Technical University of Cape Town, he has an impulsive affair with a student. The affair sours; he is denounced and summoned before a committee of inquiry. Willing to admit his guilt, but refusing to yield to pressure to repent publicly, he resigns and retreats to an isolated smallholding owned by his daughter Lucy.
For a time, his daughter's influence and the natural rhythms of the farm promise to harmonise his discordant life. He helps with the dogs in the kennels, takes produce to market, and assists with treating injured animals at a nearby refuge. But the balance of power in the country is shifting. He and Lucy become victims of a savage and disturbing attack which brings into relief all the faultlines in their relationship.
Chilling, uncompromising and unforgettable, Disgrace is a masterpiece.  

Lecture commune avec Hélène et Keisha. Allez vite voir leur billet.

Tout comme L'immeuble Yacoubian que j'avais beaucoup aimé, ce livre faisait partie de la liste du Financial Times (dont je vous parlais ici) des romans permettant de mieux comprendre un pays et c'est encore une fois complètement mérité. Cela me donne d'ailleurs encore plus envie de découvrir les autres romans cités. J'ai également très envie de continuer ma route avec Coetzee et ça tombe bien car Boyhood est déjà dans ma PAL.
Enfin, j'inscris cette lecture dans le cadre du challenge des coups de coeur de la blogosphère de Theoma (2/2). Les livres de Coetzee étaient recommandés par Marie.

COETZEE J.M., Disgrace, ed. Secker & Warburg, avril 1999, 220p. 
COETZEE J.M., Disgrâce, ed. Seuil, coll. Points, octobre 2002, 272p.

vendredi 10 juin 2011

Les cendres froides de Valentin Musso

Pour ceux qui aiment: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, le tome 1 de Millénium de Stieg Larsson

A la mort de son grand-père, Aurélien trouve, parmi sa collection de films, une étrange séquence montrant son grand-père, Abuelo, entouré de grandes femmes blondes et d'un officier SS. Cette découverte va remettre en question tout ce qu'il pensait savoir du passé de sa famille. Aidé d'Héloïse, une doctorante, Aurélien va plonger dans l'histoire trouble des Lebensborn, ces maternités nazies, quitte à faire des découvertes que certains préfèreraient garder secrètes.

Valentin Musso... Je sais qu'à la seule évocation de ce nom, beaucoup se sont déjà fait une opinion sur ce livre. Ce n'est pas moi qui vous jetterais la première pierre vu que j'ai moi-même des préjugés, peut-être injustifiés, sur les livres de son frère Guillaume, alors que je n'en ai jamais lus. Un jour pourquoi pas...

Mais revenons à ce livre. Je dois dire être un peu dubitative sur la démarche éditoriale qui vise à rapprocher à tout prix les deux frères: la mention de Guillaume Musso aurait tendance à en faire fuir certains alors que les fans du frère ne trouveront probablement pas leur compte ici. Car Valentin Musso a eu la présence d'esprit de ne pas vouloir faire du "Guillaume Musso" et a réussi à suffisamment se différencier en choisissant le genre du thriller, avec succès ma foi. Mais puisque le lien est maintenant fait, développons un peu.

Partie avec les a priori mentionnés ci-dessus, je n'ai bien sûr pas pu m'empêcher de relever les facilités prises par l'auteur: la sauce "best-seller" avec un cocktail de suspens, d'amour, de meurtre et de deuxième guerre mondiale, les quelques phrases cliché et les petites expressions in italiano qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. Mais ce serait juger trop durement ce roman et chercher la petite bête à cause d'un nom de famille.

Car au final, j'ai dévoré ce livre et la recette a franchement bien fonctionné sur moi. J'ai beaucoup aimé l'intrigue teintée d'histoire et les sauts en 1941, les personnages plutôt bien croqués et j'étais impatiente de connaitre le fin mot de l'histoire. 

Alors oui, je ne peux m'empêcher de penser que tout ça est parfois trop "facile" et probablement pas franchement originale mais au final, tout comme pour les romans de son frère, le but recherché n'est-il pas le plaisir du lecteur? C'est dans ce cas mission accomplie pour Ces cendres froides

Le livre idéal pour la plage cet été. 

Le drame, quand on commence à creuser le passé, c est qu il faut aller jusqu'au bout.

1999. À la mort de sont grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS. Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoire est retrouvée assassinée à la suite d un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène,  mais ils sont loin de se douter que cette retraité est la victime indirecte, plus de cinquante ans après la fin de la guerre, de l entreprise eugéniste nazie. Aidé par une jeune universitaire, Aurélien Cochet va tenter de lever le voile sur le passé de sa propre famille. Cambriolage, menaces, agression... Rien ne l'empêchera de plonger au coeur d un des programmes les plus mystérieux et les plus terrifiants du IIIe Reich. Quitte à mettre ceux qu'il aime en danger...  

Valentin Musso, 33 ans, agrégé de lettres, enseigne la littérature et les langues anciennes dans les Alpes-Maritimes. Son premier roman, La Ronde des innocents, est disponible en poche chez POINTS (Sélection 2011 du Prix du meilleur polar des lecteurs de POINTS). 

Je remercie Florence de l'Agence Chemin Lisant et les éditions Les Nouveaux Auteurs pour cet envoi et pour avoir satisfait ma curiosité. 

MUSSO Valentin, Les cendres froides, ed. Les Nouveaux Auteurs, mai 2011, 360p.

jeudi 2 juin 2011

Citation du jeudi (14)


Sur une idée de Chiffonnette:

Aujourd'hui un petit extrait sur notre comportement face au changement climatique qui m'a interpellée car je le trouve très juste. Certains le savent, je suis une écolo dans l'âme mais j'avoue ne pas être toujours cohérente avec mes convictions. Si j'essaie de manger local, bio, de me déplacer en transports publics, d'économiser l'eau, de recycler etc, je me priverais difficilement de voyage, je rouspète quand le prix de l'essence prend l'ascenseur, je mange beaucoup de viande. Personne n'est parfait!

"‘We are compelled to conclude that we the people also have something to answer for. We as a society let denial prosper.’ Many of us call on the government to act, while secretly hoping they won't. We want to keep driving and shopping, so we march and sign petitions. When our representatives fail to legislate, there is no outcry. When they return from another round of failed talks, we don't protest. We quietly prefer them to pretend. After all, if they actually paid attention to our petitions, they might take away our cars, holidays, and cheap imports"

Mauvaise traduction de moi:

Nous sommes forcés de conclure que nous, les hommes, avons une part de responsabilité. Nous, en tant que société, laissons le déni prospérer. Beaucoup d'entre nous demandons que notre gouvernement agisse, tout en espérant secrètement qu'il ne le fera pas. Nous voulons continuer à conduire et à consommer, alors nous marchons dans la rue et nous signons des pétitions. Quand nos représentants ne parviennent pas à légiférer, il n'y a pas de tollé. Quand ils reviennent d'un nouveau tour manqué de négociations, nous ne protestons pas. Nous préférons prétendre en silence. Après tout, s'ils faisaient vraiment attention à nos pétitions, ils pourraient nous enlever nos voitures, nos vacances et nos importations bon marché.

L'extrait est tiré d'un article de la revue The Ecologist (que vous trouverez ici) qui présente le livre Climate Change Denial: Heads in the Sand de John Cook et Hayden Washington. Ce livre analyse le phénomène des climato-sceptiques, des campagnes de désinformation scientifique mais accuse également toute la société de vivre dans le déni. Je vous mets le quatrième de couverture:

Humans have always used denial. When we are afraid, guilty, confused, or when something interferes with our self-image, we tend to deny it. Yet denial is a delusion. When it impacts on the health of oneself, or society, or the world it becomes a pathology. Climate change denial is such a case. Paradoxically, as the climate science has become more certain, denial about the issue has increased. The paradox lies in the denial. There is a denial industry funded by the fossil fuel companies that literally denies the science, and seeks to confuse the public. There is denial within governments, where spin-doctors use 'weasel words' to pretend they are taking action. However there is also denial within most of us, the citizenry. We let denial prosper and we resist the science. It also explains the social science behind denial. It contains a detailed examination of the principal climate change denial arguments, from attacks on the integrity of scientists, to impossible expectations of proof and certainty to the cherry picking of data. Climate change can be solved - but only when we cease to deny that it exists. This book shows how we can break through denial, accept reality, and thus solve the climate crisis. It will engage scientists, university students, climate change activists as well as the general public seeking to roll back denial and act.

Je ne sais pas vous, mais je suis assez intriguée. Alors, est-ce que pour vous on peut parler de déni plutôt que de scepticisme?

mercredi 1 juin 2011

Le bouddha de banlieue d'Hanif Kureishi


Pour ceux qui aiment: Les soap opera genre d'EastEnders

A travers le récit de Karim Amir, anglais par sa mère mais indien par son père, le lecteur découvre tout l'univers des 70-80's de la banlieue sud de Londres. Hanif Kureishi accompagne son personnage pour son passage de l'adolescence à la vie d'adulte. On découvre ainsi ses hésitations sexuelles, ses questionnements professionnels, ses premiers succès en tant qu'acteur et les déboires de sa famille, brisée par les décisions d'un père autoproclamé bouddha de banlieue et maître spirituel.

J'avais entendu tellement de bien de ce livre... et malheureusement, je ressors au final déçue de cette lecture. J'ai vraiment eu l'impression de regarder un épisode, pris en cours, d'un sitcom avec son lot de drames, de sexe, d'amour, de gloire, de chutes et de larmes, mais sans qu'aucun événement soit vraiment passionnant. Le lecteur plonge dans l'histoire de cette famille sans réelle introduction et quitte ses personnages sans réelle conclusion. Je n'ai ainsi pas vraiment pu m'attacher aux personnages: Karim m'a souvent exaspérée avec ses hésitations et son "jemenfoutisme", son père mystique frise le ridicule, la clique des militants révolutionnaires sont typiquement le genre de personnes que je trouve exaspérants dans la vraie vie, Eva, Jamila, Changez, Charlie... franchement, je n'ai tout simplement pas adhéré à cette galerie de personnages et du coup je suis restée assez indifférente à leurs aventures.

Pour rester sur une note positive, Le bouddha de banlieue aborde de nombreux thèmes intéressants comme l'intégration des immigrés indiens dans la société anglaise, le racisme, les délires hippies des années 70's et l'apparition du mouvement punk du début des années 80, la quête de gloire, la création théâtrale, l'ambiance londonienne de l'époque, les luttes syndicales et bien d'autres. Un livre riche donc mais trop fouilli à mon goût. Par contre, je pourrais me laisser tenter par l'adaptation par Roger Michell de ce roman en série TV, une forme qui à mon avis lui convient mieux.

Un instantané sympa de la vie d'un jeune métis dans la banlieue de Londres en quête de lui-même et de ses rêves mais une intrigue et des personnages que j'ai trouvés au final superficiels et parfois caricaturaux. Un livre que j'oublierai probablement assez rapidement et une petite déception.

"Un "Paki", c'est-à-dire un enfant de Pakistanais émigrés, qui se raconte dans Le bouddha de banlieue, un roman satirique, provocateur et hilarant, qui décoiffe tout son monde. Un roman avec un "carré blanc"... Mais qui n'en a pas moins été couronné par le Whitbread Prize et qui avait fait sortir de son silence Salman Rushdie: "Voilà exactement le roman que l'on pouvait espérer qu'Hanif Kureishi écrirait: sauvagement irrévérencieux et insolent, mais fondamentalement émouvant et plein de vérité. Et vraiment très drôle." Nicole Zand, Le Monde, 1991

Lecture commune avec Saraswati et Lounima. Allez vite voir leurs billets.

KUREISHI Hanif, Le bouddha de banlieue, ed. Christian Bourgois, coll. 10/18, septembre 1999, 414p. traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Michel Courtois-Fourcy
KUREISHI Hanif, The Buddha of Suburbia, ed. QPD, 1990, 288p.