jeudi 12 juillet 2012

The Loop (Le cercle des loups) de Nicholas Evans

Pour ceux qui aiment: Of Wolves and Men de Barry Lopez

Hope, petite bourgade du Montana, tout ce qu'il y a de plus paisible... Jusqu'au jour où un couple de loups décide de s'installer dans les montagnes environnantes avec leur sept louveteaux. En s'attaquant au chien de la fille du plus grand rancher de la région, Buck Calder, le loup va sonner le début d'une croisade sans merci qui affectera la communauté de Hope toute entière. 

J'avais beaucoup aimé L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, malgré une scène d'ouverture qui a traumatisé mes jeunes années de cavalière. Brrrr, ce camion, insoutenable! J'hésitais depuis longtemps à retenter l'expérience et The Loop est resté plusieurs années dans ma PAL avant que je décide enfin de m'y plonger. Toutes ces hésitations n'avaient au final pas lieu d'être, vu que j'ai, une fois encore, passé un très bon moment avec Nicholas Evans. 

Le lecteur suit Helen, une jeune biologiste spécialiste des loups, appelée à la rescousse par Dan Prior du US Fish & Wildlife Service, pour suivre et contrôler la meute de Hope. Plongée dans une communauté hostile, qui voit en elle la source de tous ses maux, Helen aura toutes les peines du monde à effectuer son travail. 

Habitant dans une région où le retour du loup fait débat chaque été, le thème de The Loop m'a évidemment interpelée, et force est de constater, que partout dans le monde, les réactions face à ce prédateur présentent de nombreuses similarités: mêmes griefs, mêmes difficultés. 

Le retour du loup sert de fil conducteur à Nicholas Evans qui décrit, au fil des pages, le quotidien de Hope: les ranchers pleins de succès et ceux pour qui la perte d'une vache signe la faillite, la jeune newyorkaise installée à Hope mais qui éveille encore la méfiance, le vieux traqueur, etc. Tout un microcosmos que j'ai adoré découvrir, d'autant plus que tous les personnages sont spécialement bien construits. Tous font montre d'une personnalité complexe, et on ressent parfois de la sympathie pour les "méchants"que sont Buck et Lovelace et de l'agacement pour l'héroïne, Helen. 

Même si le tout est peut-être un peu cliché, j'ai aimé l'ambiance de ce roman et les descriptions qui m'ont tout de suite embarquée vers le Montana. Difficile de croire qu'Evans soit anglais! J'ai même accroché à la bluette de l'histoire, moyennement crédible mais bien intégrée à l'histoire. Le rythme est parfois un peu lent mais l'intrigue ne perd toutefois pas en intensité, et si la toute fin m'a déçue (plus sur le principe qu'au niveau littéraire), The Loop restera pour moi un très bon moment de lecture. 

A pack of wolves makes a sudden savage return to the Rocky Mountain ranching town of Hope, Montana, where a century earlier they were slaughtered by the thousands. Biologist Helen Ross has come to Hope from the East, fleeing a life in shambles, determined to save the wolves from those who seek to destroy them. But an ancient hatred awaits her in Hope, a hatred that will tear a family and ultimately the community apart. And soon Helen is at the center of the storm, by loving the wrong man, by defying the wrong man . . . by daring to lead a town out of the violent darkness of its past. . . . 

EVANS Nicholas, The Loop, ed. Dell, septembre 1999, 544p. 
EVANS Nicholas, Le cercle des loups, ed. Pocket, août 2010, 603p. 

dimanche 1 juillet 2012

Dix jours sans lire, est-ce grave docteur?

Me voilà de retour de vacances: 10 jours magnifiques passés en Corse. Et là, constat terrible, ayant trimballé La Fortune des Rougon pendant tout mon voyage, j'en ai lu péniblement une vingtaine de pages alors que Zola et moi, c'est en général une vraie histoire d'amour. 

Le constat est d'autant plus frustrant que 1) je peine à trouver du temps pour lire depuis quelques mois et que je comptais donc sur ces vacances pour me replonger dans mes romans... et dans mon boulot de master par la même occasion, mais là, c'était franchement très très optimiste; et 2) je suis partie faire la partie sud de GR20 et que 1,5 kg de papier qui s'avèrent au final inutile, quand on porte son sac toute la journée, ben c'est un peu irritant, au figuré comme au propre quand il s'agit de mes petites épaules. 

M'enfin bref, je suis de retour et je repars bientôt en vacances pour une destination que j'espère cette fois plus reposante et propre à la lecture. Parce que franchement, après avoir marché 8 heures, une bonne bière et une douche (froide quand même la douche, fallait pas rêver) passaient mieux que les Rougon. Et quand plus tard dans la soirée, j'étais prête à lire, tout le refuge était déjà couché. C'est que c'est une espèce qui se couche tôt le marcheur GRiste. 

Dans les prochaines semaines, j'espère quand même vous parler des dizaines de livres que j'ai lu depuis quelques mois et dont les billets trainent à l'état de brouillons, parmi eux:

The Loop de Nicholas Evans
Kosaburo 1945 de Nicole Roland
La fièvre blanche de Jacek Hugo-Bader
Clandestin de Philip Caputo
Hors Saison de Marion Lecoq

Et sinon, je souhaite bonnes vacances à tous ceux qui débutent leur farniente ce week-end.