mardi 24 septembre 2013

Le polygame solitaire de Brady Udall




Pour ceux qui aiment: Le spectacle The Book of Mormon de Trey Parker, Robert Lopez et Matt Stone (l’équipe de South Park)

Avec Le polygame solitaire, Brady Udall nous invite à faire la connaissance de Golden Richards, géant lourdaud et plus que débordé. Comment en effet concilier ses convictions religieuses et la nécessité d’un important  mandat pour son entreprise de bâtiment : la construction d’une maison close ? Comment assister au concert, aux matchs et aux anniversaires de tous ses enfants, tout en répondant aux désirs de ses femmes alors qu’on travaille à plusieurs centaines de kilomètres ? Car Golden est loin d’être l’homme marié et simple père de famille qu’il souhaite présenter à la femme qu’il vient de rencontrer et auprès de laquelle il se sent si bien, si normal. Non, Golden est un polygame mormon, marié quatre fois et père de 28 enfants, qui jongle entre trois maisons et les obligations qu’il a en tant que figure de sa communauté. Et pourtant, au milieu de cette tribu, Golden se sent extrêmement seul et perdu.  

Il y a des livres que l’on commence plutôt enthousiaste mais qui très vite nous impose une lecture pesante (c’est le cas de le dire avec la version broché), un livre qu’on lit parce qu’on ne déteste pas et qu’on a envie de connaitre la fin, mais sans enthousiasme. Et quand le livre en question fait plus de 700 pages, on a l’impression qu’à la vitesse de deux pages par jour, on n’en arrivera jamais au bout. J’avais ressenti cela une fois déjà, avec Guerre et Paix de Tolstoi, où seule une centaine de pages vers les 2/3 du livre m’avait redonné un peu d’entrain. 

Avec Le polygame solitaire, débuté dans le cadre d’une lecture commune, j’ai  vraiment eu de la peine à accrocher initialement. Je trouvais Golden mou et pas franchement attachant, la construction du livre m’embrouillait, Rusty, un des enfants de Golden, m’énervait plus qu'il ne m’attendrissait et je n’arrivais à « connecter » qu’avec Trish, personnage peut-être le plus consensuel du livre.

J’ai finalement décidé de laisser reposer le truc pendant quelques semaines, au lieu de continuer mon chemin de croix. Et puis, ô miracle !, à la reprise de ma lecture, le charme a commencé à opérer. Tout à coup, j’ai compati avec Golden, qui derrière son imposante stature de patriarche, traine une solitude et un sentiment d’impuissance touchants face à cette famille au bord de l’implosion; Rusty, au lieu du gamin turbulent et casse-couilles est devenu un enfant en quête poignante d’un peu d’attention ; et Beverly, directrice en chef de cette grande famille, laisse apparaitre quelques belles fêlures. C’est comme si tout à coup, à mi-parcours, tout se mettait en place après une laborieuse présentation, et que la complexité et le côté attachant de chaque personnage se révélait enfin. 

J’ai ensuite fini ma lecture avec grand plaisir. J’ai ri aux péripéties de Golden, passant du chewing gum mystérieux, à sa découverte des caves souterraines. J’ai rêvé avec Trish et June d’un avenir plus simple et j’ai souffert avec Rusty et Glory. J’ai également beaucoup aimé la mise en parallèle de cette famille explosive avec l’histoire des essais atomiques américains. 

Au final, je ne peux que féliciter l’auteur d’avoir réussi à traiter d’un sujet délicat (la polygamie) avec une bonne dose d’humour, d’originalité et de finesse, riant de la situation sans cacher les difficultés et absurdités de ce mode de vie… Le tout en évitant en plus de porter un jugement catégorique et moral sur l’affaire. Un beau numéro d’équilibriste! Brady Udall réussit également à jongler avec une galerie de personnages impressionnante, en se concentrant sur quelques figures de la famille, laissant les autres en périphérie, mais conservant cette impression de fourmilière pour le lecteur. Après un temps d’adaptation, j’ai plongé avec plaisir dans ce tourbillon d’enfants et de revendications familiales.

Il y a sans aucun doute des longueurs, et vu la peine que j’ai eu à entrer dans le livre, je ne serais pas surprise que cette lecture en décourage plus d’un. Mais voilà, dans mon cas, c’est une histoire qui finit bien vu que je suis passée de la presque torture, au simple bonheur. Comme quoi !  

Après Le Destin miraculeux d'Edgar Mint, Brady Udall raconte l'histoire exceptionnelle d'une famille non moins exceptionnelle. À quarante ans, le très mormon Golden Richards, quatre fois marié et père de vingt-huit enfants, est en pleine crise existentielle. Son entreprise de bâtiment bat de l'aile, son foyer est une poudrière minée par les rivalités et les menaces d'insurrection. Rongé par le chagrin depuis la mort de deux de ses enfants, il commence sérieusement à douter de ses qualités de père et de sa capacité à aimer. Golden Richards, tragiquement fidèle à ses idéaux, se sent seul. Mais dans le désert du Nevada, il va découvrir que l'amour est une mine inépuisable. Porté par une verve aussi féroce qu'originale, Le polygame solitaire nous parle avec humour du désir et de la perte, de la famille et de l'amour. 

A l’origine une lecture commune avec Tiphanie et Canel, que je termine avec beaucoup de retard. Merci pour cette LC en très très différé ;-)

UDALL Brady, Le polygame solitaire, ed. Albin Michel, mars 2011, 735p., traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Michel Lederer
UDALL Brady, The Lonely Polygamist, ed. W. W. Norton & Company, mai 2010, 602p.

vendredi 13 septembre 2013

Livre sur les Quais et shortlist du Booker Prize



La troisième édition du Livre sur les Quais a eu lieu le week-end dernier. Ayant un programme chargé, je n’ai pas pu y passer autant de temps que je l’aurais souhaité, mais je voulais quand même vous parler des quelques rencontres faites durant mes deux courtes visites. Il faut dire que le programme de cette manifestation s’enrichit chaque année, tout comme s’allongent la liste des auteurs présents et le nombre de tables rondes alléchantes. Bref, c’est une manifestation qui me séduit d’avantage d’année en année et qui j’espère gardera son côté familial et petit comité, tout en continuant à proposer des rencontres de qualité.

En parlant de ces dernières, j’ai été heureuse de faire un brin de causette avec quelques auteurs, dont Eric-Emmanuel Schmitt, sympa et disponible. Je suis en ce moment en train de lire son dernier livre, Les perroquets de la place d’Arezzo dont j’aime beaucoup, jusqu’ici, le concept. J’espère vous en parler bientôt. 

Par contre je n’ai pas eu le courage de faire l’énorme queue pour obtenir une dédicace d’Amélie Nothomb, que je n’ai de toutes façons encore jamais lue (ahem !). Mais en passant à côté de la table de dédicace, après avoir remonté le long serpent qui débordait de la tente, j’ai pu remarquer que, comme d’habitude, elle avait un mot gentil pour chacun et beaucoup de patience. Il va falloir que j’écoute quand même un jour ma sœur qui m’encourage depuis des années à découvrir les extravagances d’Amélie… Je rajoute ça à ma (longue) liste de bonnes résolutions livresques.

J’ai également croisé Julien Blanc-Gras, baroudeur très cool et relax, dont le livre Paradis (avant liquidation) trône également à côté de mon lit. J’espère l’attaquer prochainement, titillée par ma rencontre avec l’auteur. Il faut dire que je suis une grande difficile pour la littérature de voyage et j’avais longtemps hésité à lire Touriste, craignant le côté « beauf’ en vadrouille ». Sûrement à tort, et je ne demande qu’à être séduite par ce nouveau livre.

Une autre auteure sur laquelle j’avais plein d’hésitations, Caroline Vermalle, dont la disponibilité et la bonne humeur m’ont vraiment séduite. On a discuté blogs et effet de bouche-à-oreille, les deux ayant selon elle contribué à faire connaitre son premier livre, L’avant-dernière chance. Un livre que j’avais bien dû noter une dizaine de fois dans mon carnet LAL, sans jamais céder par peur du langage SMS. Caroline Vermalle a su me redonner envie de lire ses livres; ça sera probablement au programme pour 2014, peut-être avec la sortie de L'avant-dernière chance en poche jeunesse dans les prochains mois. Qui m’accompagne?
crédit: http://www.actucine.com/news/child-44

Tom Rob Smith, dont j’avais beaucoup aimé Enfant 44 m’a confirmé que le film adapté du roman sortirait normalement fin 2014 avec Tom Hardy (vu dans Inception) dans le rôle de Leo, Noomi Rapace (alias Lisbeth Salander) dans celui de Raisa, mais aussi Gary Oldman, Joel Kinnaman et Vincent Kassel. Le tout est réalisé par Daniel Espinosa et produit par Ridley Scott. Curieuse de voir ce que ça va donner. Quant à Agent 6, le troisième volet de la série, Tom Rob Smith n’a pas réussi à me tenter après ma déception avec Kolyma. A voir si le film peut raviver la flamme. Autrement l’auteur prépare actuellement un livre sans lien avec Leo, ni même avec l’URSS, mais au contraire écrit à la première personne du singulier.  A voir donc…

Tom Rob Smith participait d'ailleurs à une table ronde sur le sujet "Writing the war" en compagnie de John Boyne et Victoria Hislop. Une discussion qui a dérivé bien plus loin que le sujet de la guerre en littérature. Sans avoir jamais lu les livres de Victoria Hislop, j'ai apprécié son humour et sa spontanéité; comment ne pas sourire face à sa déception désarmante quand elle explique qu'après deux n°1 bestsellers, elle a dû se contenter, avec une petite rancœur, de la quatrième place pour son nouveau livre, derrière... les trois tomes de Fifty Shades.  Mais la conversation a également été plus sérieuse, les trois auteurs évoquant les responsabilités qu'ils ressentaient à écrire des romans historiques. Ainsi, Tom Rob Smith a expliqué qu'il préférait garder les personnages historiques en arrière-plan, paralysé pas le fait d'écrire un dialogue impliquant Staline par exemple. L'auteur de Le garçon au pyjama rayé, John Boyne, a déclaré de son côté, parfois privilégier, de manière volontaire, l'intrigue plutôt que la conformité historique. Les trois auteurs ont également évoqué leurs craintes respectives à la publication de leurs romans dans les pays servant de décors à leurs intrigues. Enfant 44 a ainsi mis longtemps avant de trouver un éditeur russe, mais la publication dans ce pays s’est au final plutôt bien passée; les critiques sont plutôt venues d’admirateurs du régime communiste extérieurs à la Russie. Victoria Hislop a été enchantée par l’accueil plutôt chaleureux de ses livres en Grèce. Quant à John Boyne, il a longtemps redouté, à tort, la publication du Garçon au pyjama rayé en Allemagne et en Israël, mais dit craindre encore d’avantage la perception de ses compatriotes irlandais pour la publication de son prochain roman, son premier prenant pour toile de fond son pays d’origine. A la suggestion de Hislop de publier sous pseudo, il a plaisanté en proposant d’emprunter le nom « J.K. Rowling » pour ce prochain roman. 

 
Enfin, j’ai également croisé Colum McCann qui m’a fait craquer sur son dernier livre Transatlantic. Nous avons discuté un peu du Booker pour le lequel il était longlisté mais il n’était pas très optimiste, considérant que son livre était trop « américain » pour passer la rampe. Ce n’est pas les résultats de la shortlist, annoncés mardi qui l’ont contredit. D’ailleurs voici les six titres shortlistés:




1. We Need New Names de NoViolet Bulawayo: Premier roman de l’auteur d’origine zimbabwéenne, aujourd’hui exilée aux Etats-Unis, We Need New Names suit la jeune Darling, 10 ans, et ses amis du slum Paradise dans leurs jeux et désirs d’ailleurs. Jusqu’au jour où Darling part réellement pour les Etats-Unis et se rend compte que le pays parfait auquel elle rêvait n’existe pas.

2.  The Luminaries de Eleanor Catton: 1866: Attiré par les promesses de richesse, Walter Moody débarque en Nouvelle-Zélande en quête d’or. C’est pourtant du mystère qu’il trouvera en premier, en tombant sur un groupe de 12 personnes débattant de plusieurs crimes non résolus ayant eu lieu dans la région.
  
3.    The Harvest de Jim Crace: L’arrivée d’un trio d’étrangers dans un petit village va bouleverser l’ordre établi. Le même soir, le grand manoir local prend feu, et c’est l’engrenage de la vengeance et de la suspicion de sorcellerie qui se met en marche.

4.  The Lowland de Jhumpa Lahiri: L’histoire de deux frères dans l’Inde des années 70 dont les chemins vont peu à peu diverger. Udayan, le plus âgé, s’engage auprès du parti communiste, alors que Subhash obtient un financement pour un doctorat aux USA. Mais les liens entre les deux frères seront difficiles à briser et les actes d’Udayan auront une influence au-delà des frontières et des générations. 

5.     A Tale for the Time Being (En même temps, toute la terre et tout le ciel, sorti en août dans sa version française) de Ruth Ozeki: Ca, ça va faire plaisir à Flo ;-) En se promenant sur une plage du Canada, Ruth découvre le journal plein de rêves et d’espoirs d’une jeune fille japonaise de 16 ans, confrontée aux difficultés de son âge et victime de harcèlement sur le web.  

6.    The Testament of Mary de Colm Tóibín: La longue confession de la Vierge Marie, qui raconte les événements qui ont conduit à la mort brutale de son fils. 

Une shortlist à la diversité mise en avant par le jury, avec des sujets passant des temps bibliques à l’Inde des années 60s, du tsunami japonais au 19ème siècle en Nouvelle-Zélande.

Les bookies qui, à l’époque de la publication de la longlist, voyaient The Luminaries d’Eleanor Catton, The Testament of Mary de Colm Tóibín et Harvest de Jim Crace en tête, ont jusqu’ici vu juste. Jim Crace et Harvest, annoncé comme le dernier livre de l’auteur de 67 ans, a depuis l’air d’avoir pris le dessus. A suivre le 15 octobre. Pour ma part, je reste tentée par The Lowland et The Luminaries, mais je ne vais pas non plus me précipiter dessus.

vendredi 6 septembre 2013

Livre sur les Quais, Morges: Ca démarre aujourd'hui!

La troisième édition du Livre sur les Quais de Morges débute aujourd'hui et se poursuivra jusqu'à dimanche. Ayant un programme assez chargé ce week-end, je ne pourrai profiter de tous les événements qui me faisaient envie dans le programme alléchant, mais j'espère quand même avoir l'occasion d'apercevoir et d'écouter Julien Blanc-Gras, Oriane Jeancourt Gaglignani, Amélie Nothomb, Eric-Emmanuel Schmitt (dont je lis d'ailleurs en ce moment le dernier livre), Tom Rob Smith, Anne-Marie Garat, Max Lobe, David Vann, Metin Arditi, Colum McCann (qui risque de me faire craquer sur son dernier livre, Transatlantic), et bien d'autres encore. 

Pour toutes les infos pratiques, le site de la manifestation est par ici. 

Et alors, qui y va?

dimanche 1 septembre 2013

L'imposteur de Julian Gloag

Pour ceux qui aiment: Beryl Bainbridge

Le 7 mai 1945, jour de la capitulation allemande à Reims, Paul Molphey, fils d'un colonel-résistant mort au combat et d'une artiste juive déportée, couche sur le papier les premiers mots de son roman. Sous l'aile de son grand-père à qui il a été confié pendant la guerre, Paul noircit les pages de ce qu'il pressent être un grand roman. Les jours s'écoulent doucement dans ce petit village de province et les souvenirs de la guerre s'effacent petit à petit, laissant la place au flirt de jeunesse avec la charmante Arlette. Son roman achevé, Paul décide de rejoindre Paris et l'appartement légué par ses parents avec sa jeune épouse et dans sa valise, le précieux manuscrit qu'il compte confier à un cousin éditeur. Mais quand la valise disparait, c'est toute la destinée de Paul qui se voit remise en question.

Difficile de résumer ce livre sans trop en dire (d'ailleurs évitez le quatrième de couverture, que j'ai raccourci ci-dessous). Ce n'est pas que l'intrigue de L'imposteur soit palpitante et pleine de surprises. Au contraire, il ne s'y passe rien de particulièrement exceptionnel, seulement la monotonie d'un petit village de province dans les années 40-60. On aurait tendance à trop en raconter pour attirer le lecteur, alors que l'intérêt de ce roman, qui date de 1981, n'est pas là selon moi. 

Julian Gloag nous décrit donc la vie à Sainte-Colombe-sur-Saye, à travers les yeux de Paul, habitant clef du village mais resté à jamais le parisien, l'intellectuel. On découvre ainsi peu à peu les secrets de village, les amours interdits, les rancoeurs, le noyau formé par les trois "ennemis" traditionnels que sont le médecin, l'instituteur et le curé, les histoires de voisinage... mais une fois encore, on ne peut pas vraiment dire que la vie villageoise soit au centre de ce roman, qui jongle à travers les époques, de manière aléatoire, sans pourtant perdre son lecteur.  

Non, L'imposteur n'a pas d'intrigue centrale; il parle à la fois de l'après-guerre, d'écriture, de tromperie, d'entrée dans la vie adulte, des difficultés de la vie de couple, de la dynamique des sociétés villageoises, des années 50. Ca peut sembler fouilli, mais pourtant, le tout se lit sans même y penser. On traverse avec empathie la vie de Paul, personnage détruit, passif mais attachant, en espérant qu'un déclic s'opérera, qu'il arrivera à être heureux et à retrouver le destin lumineux qui aurait dû être le sien. Les autres personnages passent dans ce roman, y laissant simplement une petite marque, un peu d'empathie, sans en voler la vedette. Le roman a un petit côté nostalgique et lancinant, sans jamais être ennuyeux. Le style est toujours juste et sans fioriture, comme si l'écriture se faisait sans effort. 

Il m'est difficile d'expliquer pourquoi j'ai passé un bon moment avec L'imposteur, mais ce fut le cas. Tout s'enchaine parfaitement, sans excès et sans aspérité. Un roman à la simplicité calculée d'un auteur anglais dont je découvrirai volontiers le reste de l'oeuvre.


Le jour de 1946 où Paul Molphey, monté à Paris, perd son manuscrit à la suite d'un stupide échange de valises à la gare, son existence bascule. Anéanti, il oublie son roman et s'enterre en province, abandonné par sa femme et ses deux filles. Il mène une existence de plus en plus solitaire, comme si le fait d'avoir raté la première marche le condamnait à trébucher sur toutes les autres (...).

Julian Gloag, romancier anglais né à Londres, est l'auteur d'une oeuvre rare, saluée par la presse et distinguée par les jurys littéraires depuis plusieurs décennies : Le tabernacle (1964), N'éveillez pas le chat qui dort (1982), L'amour, langue étrangère (1994), Le passeur de la nuit (1996)... II vit en France.

Livre lu dans le cadre des Jeudis Critiques sur Entrée Livre, que je remercie, ainsi que la Librairie Decitre, pour l'envoi de ce livre.

GLOAG Julian, L'imposteur, ed. Autrement, mars 2013, 315p., traduit de l'anglais (Angleterre) par Henri Yvinec. 
GLOAG Julian, Lost and found, ed. Simon and Schuster, 1981