mercredi 25 février 2015

Travers de routes de Damien Personnaz

Pour ceux qui aiment: La Constance du jardinier de John Le Carré

Avec Travers de routes, Damien Personnaz nous offre le récit de toute une vie de voyages, dont plus de vingt ans passés à parcourir le théâtre des pires catastrophes de ces dernières décennies pour le compte de la Croix Rouge puis de l'UNICEF. Chargé de décrire la situation humanitaire au quartier général et auprès des donateurs, Damien Personnaz est tour à tour témoin des horreurs commises par les hommes et des souffrances infligées aux populations civiles, comme de moments de grande humanité. 

De ses premiers voyages de jeunesse en Afrique du Sud et en Inde, aux missions effectuées dans le cadre de son travail au Rwanda, Libéria, Kurdistan, Angola, ou encore en Érythrée, l'auteur partage avec nous les raisons de son engagement, ses doutes, la difficulté d'alterner vie "normale" faite de crèche, d'impôts et de courses au supermarché, avec l'urgence du terrain. 

J'ai beaucoup aimé ce récit, que j'ai trouvé d'une étonnante sincérité et dépourvu de leçons de morale ou de certitudes bon marché. Tout en partageant moments de grâce et belles rencontres faites au fil des années, Damien Personnaz ne cache ni le plaisir égoïste éprouvé sur le terrain, ni les faiblesses de l'humanitaire, ni la bonne dose de réalisme dont il faut faire preuve. 

J'ai trouvé passionnant sa découverte des mécanismes de l'apartheid en Afrique du Sud, sa description du Liberia des années 90, son questionnement sur le réalisme des témoignages, sur le besoin d'abandonner une part d'idéalisme, de questionner le schéma du bourreau et de la victime afin d'apporter son aide là où elle est nécessaire. Chaque situation sert de contexte à de belles réflexions, à de nombreux questionnements et à des phrases qui résonnent profondément chez le lecteur. 

"Mais oui, j'ai véritablement adoré ma "mission" au milieu de ces jeunes tueurs, ces coupeurs de routes, ces estropiés. Le mythe du Blanc éclairé, hyperactif et l'air soucieux, qui sauve les pauvres du monde, a la vie dure. La vérité, c'est ce que ce bon Blanc prend son pied. Il n'est certes pas insensible à la souffrance des autres mais d'abord, il prend son pied." p. 184

"Il y a peu, je suis devenu à la fois père et orphelin. En trois ans, mes parents se sont rejoints dans un cimetière de campagne. Dorénavant, ces deux sémaphores n'éclairent plus mon existence. Depuis, mon chagrin semble dérisoire comparé à tous les autres, mais c'est le mien et j'y tiens." p. 150

"- Il n'y a pas que ta bonne dame du Liberia. Notre rôle est de nous occuper des gens, pas des individus.
J'acquiesce, un pied déjà dans la défaite. On me la resservira bien souvent, cette phrase imparable et cruelle, devant laquelle je suis réduit au rôle de petit Don Quichotte naïf et ridicule." p. 136

Travers de route est un récit passionnant, vivant et touchant, qui interroge notre vision de l'humanitaire et du monde en général. Son seul défaut est peut-être sa brièveté, qui laisse l'impression que bien d'autres choses aurait pu être dites. On en ressort avec l'envie de passer une après-midi à discuter voyages, géopolitique et de la vie tout court avec son auteur...

Des premiers voyages d'un jeune homme curieux au témoignage d'un humanitaire en proie au doute, à l'impuissance et à l'euphorie, ces huit récits relatent des instants marquants d'une vie ordinaire de terrain dans des pays bouleversés (Rwanda, Libéria, Erythrée, Angola, Kurdistan turc, Afrique du sud, Pakistan). Si certaines anecdotes portent à sourire, les faits vécus ébranlent profondément le lecteur au fur et à mesure que tombent ses illusions ; l'auteur prévenant dès le départ que « voyager, c'est voir le monde tel qu'il est et non pas comme on voudrait qu'il soit ». Tant dans la force des émotions qu'il véhicule et des réflexions qu'il engage, que dans l'écriture qui permet de les révéler ; Travers de routes est un livre remarquable, de ceux dont les lecteurs resteront imprégnés, irrémédiablement.

Damien Personnaz est un journaliste, écrivain et géographe franco-suisse. Après des études de géographie tropicale à Bordeaux et de géopolitique à Genève, il devient journaliste dans un quotidien genevois avant de s'engager pendant plus de vingt ans auprès de la Croix-Rouge internationale et de l'UNICEF, en Afrique, en Asie et en Europe. Passionné d'îles lointaines, difficiles d'accès et peu connues, il est l'auteur de Sept oasis des mers (2008) et de Cinq petits mondes (2013). Travers de route est le premier de ses ouvrages consacré à son expérience humanitaire. 

Je remercie les éditions de la Remanance pour la découverte de ce livre et je souhaite plein de succès à cette jeune maison d'édition. D'ailleurs, je souligne la jolie mise en page, bien aérée, et le format carré, original de ce livre. 

PERSONNAZ Damien, Travers de routes, ed. La Remanence, octobre 2014, 204 p.

vendredi 20 février 2015

Billet théâtre - février 2015

Eva Perón de Copi par la compagnie Esbaudie 

1952: Eva Perón, en phase terminale d'un cancer, s'est enfermée avec sa mère, son secrétaire, une infirmière et son dictateur de mari dans ses appartements. Dévastée par le funeste destin qui l'attend, le vernis se fissure et laisse apparaitre une femme vulgaire, égoïste et égocentrique, bien loin du mythe de "Santa Evita". 

Copi est un auteur argentin exilé à Paris, ville dans laquelle il écrivit cette pièce en 1969. Tirant vers le burlesque, Eva Perón est une pièce surprenante. Je m'attendais à un texte plus politique, centré sur le personnage polémique d'Evita Perón; mais ce que Copi semble ici dénoncer, ce sont les faux-semblants de manière beaucoup plus général. Tous les personnages sont d'ailleurs des hommes travestis en femme, à l'exception de l'infirmière, en costume sexy, symbole outrancier ici encore.

Sans trouver le texte d'une extrême profondeur, j'ai personnellement bien accroché au jeu des acteurs et à l'ambiance survitaminée de cette pièce. J'ai particulièrement aimé la prestation complètement barge de Sébastien Ventura dans le rôle de la mère. J'ai enfin trouvé plutôt savoureux que cette pièce provocatrice soit jouée dans une ancienne église. Un contexte décalé pour compléter le tableau de cette pièce drôle, grotesque et étrange. 

Un grand moment de déconne avec une touche de dénonciation politique! 

Eva Perón de Copi
Mise en scène: Stéphanie Dussine
Avec: Francis Audijer, Antoine de Giuli, Anne Laure Denoyel, Florent Robin, Sébastien Ventura
Espace culturel des Terreaux
5, 6, 8 février 2015


Porgy and Bess de George Gershwin par le New York Harlem Theatre

Dans le bidonville imaginaire de Catfish Row, en Caroline du Sud, vit Porgy, un infirme esseulé qui s'éprend de la belle Bess. Mais pour la garder à ses côtés, il lui faudra affronter le dealer Sportin' Life et le bad boy Crown, qui, gardent sur Bess une emprise néfaste. 

Porgy and Bess est un opéra en trois actes écrit par George Gershwin dans les années 30. Il dépeint le quotidien des Afro-Américains de l'époque et regroupe des influences musicales diverses, à la fois classiques, populaires et de jazz.

Difficile d'exprimer ce que j'ai pensé de cet opéra. Je n'ai ni aimé, ni détesté... J'ai trouvé l'ensemble "intéressant". Mon sentiment un peu cou-ci cou-ça s'expliquent par les points suivants:

1) La musique: Etiqueté "american folk opera", la partition musicale de Porgy and Bess m'a paru très inégale. Peu adepte/habituée de musique classique moderne, j'ai trouvé certains passages clairement dissonants, alors que d'autres m'ont fait penser à une parodie d'opéra, type "je parleeee en chaannntaaaaant" (ça le fait mieux avec le son mais je vous épargne ma voix de Castafiore). Heureusement, quelques moments de grâce avec bien sûr Summertime, I got plenty o' nuttin, ou I Loves Porgy, trois morceaux à l'influence clairement jazz plutôt que classique. Au final, on a l'impression que Gershwin s'est concentré sur ces quelques morceaux de jazz et qu'il a ensuite tenté de compléter le tout d'airs d'opéra, avec pour résultat un patchwork musical certes original mais à mon avis pas tout à fait heureux. 

2) L'histoire: Dans Catfish Row, la moitié des habitants sont des bigots un peu simplets et l'autre des parieurs, alcooliques, violents et bien sûr drogués. Je comprends que cet opéra ait été longtemps controversé. Il montre en effet une image extrêmement stéréotypée, et même dégradante des afro-américains. Même si, bien sûr, il faut replacer ce texte dans son contexte original, cet aspect m'a ici beaucoup plus gênée que dans Gone with the wind, ou dans Huckleberry Finn. Je trouve cependant intéressant que les héritiers de Gershwin aient exigé que Porgy and Bess soit joué par un casting entièrement noir, participant ainsi au lancement de la carrière lyrique de plusieurs chanteurs de couleur (source: Wikipédia).
Je passe également sur l'histoire un peu benête, fait plutôt commun à tous les opéras, et sur la fin "parfaite" (ironique) pour un soir de Saint-Valentin. 

Vous allez me dire, une musique et une intrigue qui me laissent un peu dubitative, ça fait pas mal pour un opéra. Mais la mise en scène, les décors, le jeu et les voix des acteurs, dans l'ensemble plutôt bons, ont rattrapé le tout. 

Au final, je suis contente d'avoir vu cet opéra une fois, dans une adaptation de qualité, mais je m'en retourne maintenant aux reprises des airs de Gershwin par Nina Simone, Ella Fitzgerald et consœurs.      

Porgy and Bess de George Gershwin
D'après: Porgy de DuBose Heyward
Direction artistique et musicale: William Barkhymer
Avec: Le New York Harlem Theatre
Grand Théâtre de Genève
13-24 février 2015

J'avais un beau ballon rouge d'Angela Dematté

Inspirée de la vie de Margherita Cagol, J'avais un beau ballon rouge, retrace le chemin et la vie de cette jeune étudiante italienne. Issue d'une famille conservatrice, Margherita va très vite se radicaliser suite à sa rencontre avec Renato Curcio, fondateur des Brigades rouges. Dans un dialogue qui oppose les idéaux et le besoin de changement de Margherita aux valeurs traditionnelles de son père, J'avais un beau ballon rouge offre le récit d'une relation mouvementée mais pleine d'amour entre un père et sa fille. 

En réunissant sur scène Richard Bohringer et sa fille Romane, J'avais un beau ballon rouge offre un beau moment de partage entre ces deux acteurs; complicité que le spectateur ressent d'ailleurs tout au long de la pièce. Cependant, j'avoue avoir complètement bloqué sur la prestation de Romane Bohringer, que j'ai trouvée surjouée et peu crédible, surtout au début de la pièce où Margherita est encore très jeune... et Romane probablement trop âgée pour jouer l'étudiante révolutionnaire. J'ai été plus convaincue par Richard Bohringer, en père dépassé par la violence de sa fille mais inquiet pour sa vie. 

Très attirée par le thème de cette pièce, je m'attendais à être plus bouleversée et interpellée par ce texte. J'ai aimé l'idée de cette opposition entre un père et sa fille, à la base très proches mais dont les opinions et idéaux deviennent vite irréconciliables. Le parcours de Margherita Cagol, dans l'Italie des années 60, reste également d'actualité; les idéaux ont peut-être changé, mais les mécanismes de radicalisation et le chemin vers la violence restent en partie similaires. A mon avis, le texte aurait cependant gagné à s'appuyer d'avantage sur ces éléments pour aller plus en profondeur.

Une pièce qui fait réfléchir au-delà de l'histoire personnelle de Margherita Cagol mais dont on aurait pu pousser les thèmes un peu plus loin. J'en ressors un peu mitigée malgré les excellentes critiques lues un peu partout. A vous de voir...    

D'après: Avevo un bel pallone rosso d'Angela Dematté
Mise en scène: Michel Didym
Avec: Romane Bohringer et Richard Bohringer
Création: Théâtre de la Manufacture, Centre Dramatique National Nancy Lorraine, 2013

En tournée en France, Belgique et Suisse jusqu'en juin 2015 (voir dates)

The Money Shot de Neil LaBute

Karen, actrice vieillissante (la quarantaine donc) et Steve, ancienne star de film d'actions, sont prêts à tout pour retrouver leur gloire passée et les lumières Hollywood. Tout? Ils sont justement engagés sur le projet d'un réalisateur européen qui espère atteindre le haut de l'affiche avec un film plutôt osé. Le jour précédant le tournage, Karen et Steve organisent un souper pour en discuter avec leurs moitiés.

Critique acerbe de la machine Hollywoodienne, où il faut parfois aller très loin pour rester sous les projecteurs, The Money Shot est une pièce drôle et potache. Elizabeth Reaser, Gia Crovatin, Callie Thorne et Fred Weller excellent dans leurs rôles de losers caricaturaux. Mention spéciale à Gia Crovatin qui offre une chorégraphie mémorable aux spectateurs.  

Les gags sont peut-être un peu faciles et déjà-vus, la trame fait probablement un peu trop de surplace, mais j'ai, dans l'ensemble, passé un bon moment de détente avec cette pièce

The Money Shot de Neil LaBute
Mise en scène: Terry Kinney
Avec: Elizabeth Reaser, Gia Crovatin, Callie Thorne et Fred Weller
MCC Theater, New York
www.mcctheatre.org

jeudi 12 février 2015

The Luminaries (Les Luminaires) d'Eleanor Catton

Pour ceux qui aiment: Le Maître des illusions de Donna Tartt

Un soir de 1866, une étrange assemblée de douze hommes se tient dans le salon du Crown Hotel. Walter Moody, débarqué le matin même dans la petite ville d'Hokitika, sur la côte ouest de la Nouvelle Zélande, fait soudainement irruption dans la pièce, s'attirant des regards pleins de méfiance. Il faut dire que la communauté de chercheurs d'or d'Hokitika a été le théâtre d'événements plus qu'étranges ces derniers jours, entre la mort du solitaire Crosbie Wells, la tentative de suicide de la prostituée Anna Wetherell et la disparition du prospecteur à succès Emery Staines. 

Trois mystères autour desquels se construit toute l'intrigue de The Luminaries au fil de ses 832 pages. Un vrai pavé donc, qui m'a malheureusement laissée sur ma faim. Je me suis trainée tout au long de ce livre, sans jamais vraiment trouver d'intérêt à cette intrigue qui tourne en rond. Toute la première partie, qui correspond au récit de l'assemblée du Crown Hotel m'a paru tirer en longueur. Une simple rencontre entre deux personnages, racontée par un participant de la réunion secrète, prend plusieurs dizaines de pages, sans apporter d'éléments déterminants pour l'intrigue. 

La deuxième partie s'accélère un peu, avec des chapitres de plus en plus courts, compensés par des têtes de chapitres de plus en plus explicites. Malheureusement, Eleanor Catton avait déjà perdu toute mon attention dans les 300 premières pages et les flashbacks de 1865 ne m'ont pas apporté suffisamment de rebondissements pour raviver mon intérêt au fil des 500 pages suivantes. Pire, malgré les 832 pages, de nombreux éléments de l'intrigue restent inexpliqués ou floues, ou alors simplement inutiles. 

Non vraiment, je n'ai pas trouvé mon compte dans ce roman, ni dans le style, bon mais sans être exceptionnel, ni dans les personnages, intéressants mais pas inoubliables, ni dans la construction, originale mais au final plutôt inutile. Mon absence d'intérêt pour l'astrologie explique peut-être mon manque d'éblouissement pour la construction de The Luminaries, que j'ai trouvée au final ennuyante et beaucoup trop répétitive. 

Si ce n'est l'ambiance de la ruée vers l'or en Nouvelles Zélande dans des petites villes où cohabitent aristocrates et crève-la-faim, prostituées, maoris et chinois, tous en quête du fameux métal, je ne retiendrai pas grand-chose de cette lecture et ne comprend pas vraiment comment il a obtenu le Booker Prize.

Une vraie déception pour un roman que j'ai trainé pendant presque quatre mois sans y trouver de plaisir. 

It is 1866, and Walter Moody has come to make his fortune upon the New Zealand goldfields. On arrival, he stumbles across a tense gathering of twelve local men, who have met in secret to discuss a series of unsolved crimes. A wealthy man has vanished, a whore has tried to end her life, and an enormous fortune has been discovered in the home of a luckless drunk. Moody is soon drawn into the mystery: a network of fates and fortunes that is as complex and exquisitely patterned as the night sky.

From the author of the award-winning global phenomenon The Rehearsal comes a breathtaking feat of storytelling where everything is connected but nothing is as it seems. 

Lecture commune avec Valérie, qui m'a annoncé avoir abandonné autour de la page 200. Je dois dire que j'ai longtemps hésité à persévérer suite à son email (et j'aurais mieux fait de suivre son exemple). Pleins d'avis positifs par contre sur Babelio; ne vous arrêtez pas à mon avis!

CATTON Eleanor, The Luminaries, ed. Granta, août 2013, 832p. 
CATTON Eleanor, Les Luminaires, ed. Buchet Chastel, décembre 2014, 960p. traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Erika Abrams

jeudi 5 février 2015

Parce qu'il n'y a pas que les livres dans la vie.... Top 3 zéro-livre de janvier 2015

Après plus de cinq ans de blog, non, je ne suis toujours pas lassée de partager avec vous mes lectures du moment. Par contre, il m'arrive d'être frustrée de ces autres petites choses qui m'enthousiasment, qui me plaisent ou m'interpellent: le pull parfait que je cherchais depuis des mois, des restos sympas, des films, des sites ou des artistes découverts au fil des mois et dont j'ai envie de crier le nom sur toute la toile. Mais comment s'y prendre quand on ne se sent pas du tout l'âme de la blogueuse mode/beauté/film/culture/voyage? Parce qu'étonnement, sans prétendre avoir plus de crédibilité/professionnalisme en matière de livres, je partage mes avis lecture avec plaisir alors que je me sens complètement idiote et à côté de la plaque quand j'écris sur ces autres sujets phares de la blogosphère.

Comment résoudre ce dilemme terriiiible (n'ayons pas peur des mots)? Il me semble qu'un petit best of chaque mois, complètement subjectif et sans trop de blabla ou d'argumentation, pourrait être sympa. Et on commence par le melting-pot du mois de janvier:

1. Les canards voleront toujours plus hauts que les fusils:


©Boulet
La caricature-hommage qui, en ce début d'année tragique, résumait probablement le mieux mon ressenti. J'aime cette différence de hauteur, cette manière toute simple de rabaisser l'image du terroriste dans son ensemble. Un très beau dessin de Boulet.
 
2. La Soirée "Massage et Saveurs" de l'Hôtel Bella Tola, Saint-Luc, Suisse: Le forfait comprend un massage du corps de 50 minutes, relaxant mais étonnement dynamique; l'accès à l'espace spa avec hammam, sauna, jacuzzi et vue sur le fond de la vallée et le Cervin; et un souper de trois plats au restaurant. Le tout pour CHF 159.- Simplement parfait après une belle journée de ski!!! Petit bémol toutefois pour la piscine un peu froide...

3. "10'000 Emerald Pools" de Børns: J'ai trouvé très peu d'infos sur ce chanteur venant de Los Angeles mais j'aime beaucoup ce titre planant que je me réjouis déjà d'écouter au bord de la piscine cet été. Au fait, il parait qu'il sera à Paris le 9 février... avis aux chanceux sur place!


N'hésitez pas à me donner votre avis sur cette nouvelle rubrique fourre-tout ;-) Et à bientôt pour un retour aux livres avec enfin le fameux The Luminaries.