samedi 30 mai 2015

All Clear de Connie Willis


Attention, ce billet contient quelques spoilers si vous n'avez pas lu le premier tome Blackout. Mon billet sur ce dernier ici.


Nous retrouvons, dans ce deuxième tome, nos trois historiens, Merope, Michael et Polly, bloqués en 1940 en plein Blitz londonien. Et la situation est loin de s'arranger à mesure que le temps avance et que la liste de Polly comprenant les lieux et heures des attaques aériennes devient peu à peu obsolète. Notre trio d'historiens commence ainsi à réellement vivre le quotidien et l'angoisse permanente des contemporains qu'ils étaient venus observer. Surtout que leur peur d'avoir modifié le passé se confirme de jour en jour. Et si au final, par effet boule de neige, ils causaient la perte de la guerre?

C'est avec toujours autant de "plaisir" que j'ai replongé, confortablement installée dans mon fauteuil du 21ème siècle, dans le Blitz londonien grâce à Connie Willis. Si les défauts du premier tome sont toujours présents, à savoir des longueurs indéniables, les qualités elles, sont également les mêmes. All Clear m'a réellement permis de mieux comprendre l'ambiance du Blitz et m'a donné envie d'en savoir encore plus. Si certains reprochent à Connie Willis quelques imprécisions historiques, je trouve pour ma part plus important que ses romans, qui restent, faut-il le rappeler, de la fiction, donnent envie d'aller plus loin et d'en apprendre d'avantage. J'ai depuis ma lecture une folle envie d'ouvrages historiques, de livres photos et de documentaires sur cette période fascinante.

Si les interrogations personnelles et états d'âmes répétés de nos héros, m'ont parfois paru interminables, je n'ai pas décroché une minute, impatiente de connaitre le fin mot de l'histoire. J'ai réellement vibré à certains passages, comme le bombardement de St Paul ou les missions de Mary pour les FANYs, où l'action reprenait le dessus. 

Enfin, j'appréhende toujours un peu la résolution des romans sur le voyage dans le temps, trouvant souvent l'explication finale un peu alambiquée. Heureusement, Connie Willis s'en sort plutôt bien toute en restant assez classique. Les différentes trames se rejoignent de manière fluide et sans qu'il y ait de grosses incohérences.

Une histoire au final entrainante et intéressante avec une galerie de personnages vraiment attachante. Le tout aurait très bien pu se faire sur un seul tome, évitant ainsi quelques passages à vide, mais dans l'ensemble une lecture sympathique que je vous recommande.    

Londres, 29 décembre 1940 : l’une des nuits les plus meurtrières du Blitz. Pris au coeur de l’un des pires raids de l’époque, les historiens du futur Michael, Merope et Polly cherchent désespérément à revenir au xxi e siècle. En attendant de trouver un moyen de s’échapper, le trio tente de survivre aux bombardements et aux évacuations, mais il y a plus grave encore : d’après les archives oxfordiennes de 2060, il semblerait que leurs interventions aient modifié le cours des événements… et la guerre pourrait bien se terminer autrement, bouleversant l’Histoire à jamais. Quelle que soit l’ampleur des sacrifices exigés, les voyageurs du futur doivent s’engager dans un combat acharné contre le temps…

WILLIS Connie, All Clear, ed. Gollancz, juillet 2012, 800p. 
WILLIS Connie, All Clear (Blitz tome 2), ed. Bragelonne, août 2013, 720p. 

mercredi 20 mai 2015

Résumé tardif de ma visite au Salon du Livre de Genève

Les semaines défilent tellement vite que je n'ai même pas encore eu le temps de vous parler de ma petite visite au Salon du Livre de Genève, le samedi 2 mai. Et pourtant, j'y tiens à ce billet car après plusieurs années de déception, j'y ai cette fois-ci passé une très bonne journée.


Ces dernières années, j'ai beaucoup râlé sur le côté fourre-tout du Salon, entre stands formation, expositions d'art, associations palestiniennes ou de bouddhisme zen. Alors pas de grande révolution non plus: l'espace formation est toujours là, celui des associations aussi mais de manière générale, j'ai trouvé que chaque espace était mieux délimité et qu'on pouvait bien se cantonner aux espaces qui nous intéressaient vraiment.

Si les stands d'éditeurs se font de plus en plus rares, l'organisation par thèmes (voyages, scène du crime, cuisine, BDs, développement personnel, africain, etc) commence à réellement prendre forme. S'il est plus difficile pour moi parfois de retrouver un livre dont je connais l'éditeur, ou une collection que j'aime particulièrement, chaque espace invite cependant à la flânerie. J'aime aussi beaucoup l'Espace Suisse qui donne un joli coup de projecteur à la diversité de la production helvétique bien trop souvent ignorée.

Cette année, ayant un peu plus de temps, j'ai aussi participé à plusieurs débats. J'ai même eu de la peine à faire mon choix dans le joli programme préparé par les organisateurs.

J'ai ainsi assisté au débat "Critique littéraire: l'édition roman est-elle maudite?" sur le rôle des critiques littéraires dans la promotion de la production littéraire suisse. Le rôle important des attachés de presse des grandes maisons parisiennes a été évoqué et les critiques littéraires du Temps, de la Tribune de Genève et de l'Hebdo ont admis que ces intermédiaires pouvaient parfois orienter leur choix parmi la soixantaine de livres reçus chaque jour à la rédaction. Mais comme le déclare Eleonore Susler du Temps, il est bon que la production romande se confronte au reste de la production francophone et ne soit pas enfermée dans une bulle. Marianne Grosjean de la Tribune de Genève a également rappelé que les critiques littéraires étaient avant tout des journalistes et pas des vendeurs de livres, et qu'eux aussi doivent répondre aux désirs de leurs lecteurs.

Durant le débat "Qu'est ce qu'on gagne à gagner des prix?", j'ai écouté avec intérêt l'expérience d'auteurs et éditeurs sur les conséquences d'un prix littéraire. Alexis Jenni  a ainsi expliqué que son Prix Goncourt 2011 lui avait avant tout acheté du temps pour écrire ses autres livres et apporté des contacts lui permettant de se lancer dans des projets plus risqués. Il a ainsi vu son prix moins comme un aboutissement que comme un début.  
Caroline Couteau, directrice des éditions Zoé, a admis que les éditeurs planifiaient la sortie de certains livres avec la sélection des prix en tête. Malgré la multiplication des prix littéraires (environ 1000 prix décernés par an pour les livres en français), un prix reste un moyen de sortir du lot des 500 livres de la rentrée, dont seuls 40-50 seront réellement mis en avant par les critiques.  Elle a aussi salué le rôle des prix du public ou de médias comme le Prix ELLE dont le sérieux l'a impressionnée.
Marcelin Vema, directeur des éditions africaines Clés, a regretté les difficultés d'accès des auteurs africains édités en Afrique dans la course au prix.
Jean-Michel Olivier, lauréat du Prix Interallié 2010, a lui souligné le rôle des éditeurs et de leur réseau afin d'accéder aux sélections des prix littéraires. Le prix pour lui permet d'être découvert par les lecteurs qui lisent ensuite les autres oeuvres de l'auteur primé.
Enfin, Guillaume Rihs, lauréat du Prix des écrivains genevois 2015, a expliqué que ce prix lui avait tout simplement permis de trouver un éditeur car, fait surprenant, il est devenu lauréat avec un manuscrit.

J'ai également suivi une partie du débat "Le Valais, mes passions" avec Bastien Fournier, Jérôme Meizoz et Alain Bagnoud. J'ai aimé l'intervention de ce dernier qui combattait le terme de "littérature du Valais" et préférait parler d'une anthologie de ce que le Valais inspire aux auteurs, pour éviter de limiter les auteurs Valaisans à un modèle décrivant ce qu'ils doivent faire ou penser.

J'ai passé le reste de ma journée à déambuler, discutant quelques minutes avec les sympathiques Jérôme Meizoz (dont le roman Haut Val des loups trône au somment de ma PAL) et Max Lobe qui devrait bientôt publier son nouveau roman. Au contraire de 39 rue de Berne et La Trinité bantoue, il aura apparemment pour carde l'Afrique et un contexte plus historique. Je me réjouis! Je me suis également arrêtée chez Tom Rob Smith, étonnée par l'absence de queue. J'aurais pensé que la sortie du film Enfant 44 lui aurait amené plus de fans. De manière générale, la liste des auteurs invités reste mon petit point négatif. Je la trouve quand même plus pauvre que celle du Livre sur les Quais de Morges par exemple, une manifestation pourtant plus petite et gratuite (mais qui jouit de la vue sur le lac plutôt que des halles de Palexpo, ceci expliquant peut-être cela).

Un détour encore par l'exposition des très belles photos de Matthieu Ricard sur l'Himalaya. Ce dernier était d'ailleurs de visite au Salon ce jour-là et j'ai été hallucinée par la foule qu'il drainait.

Enfin, exténuée par cette journée, j'ai bien sûre trouvé le courage de me rendre sur le stand des soldes des livres anglais, d'où je suis repartie, comme d'habitude, avec une pile impressionnante de livres:


1. Malavita de Tonino Benacquista: acheté pour mon homme mais ça pourrait m'encourager à enfin le lire en français. 

2. Un petit Granta sur le thème du voyage avec pleins d'auteurs alléchants. 

3. Red Tape and White Knuckles de Lois Pryce: sur une traversée de l'Afrique en moto par une nana qui a l'air d'en avoir. 

4. Joseph Anton de Salman Rushdie: tentatrice à l'époque, j'ai nommé Keisha.

5. The Pinecone de Jenny Uglow: pour  compléter notre collection non-fiction de cet auteur. 

6. Dirt de David Vann: alors que je n'ai même pas encore lu Sukkhwan Island. No comment!

7. We are all completely besides ourselves de Karen Joy Fowler: impossible de résister après les billets de Cuné, Cathulu et Keisha. D'ailleurs, il figure en bonne place au sommet de ma PAL celui-là.

8. The Lowland de Jhumpa Lahiri: pas franchement convaincue mais comme il a été longlisté par le Booker en 2014, je me dis que ça peut valoir le coup d'oeil. 

9. Et un petit Underwater dogs de Seth Casteel: si vous ne connaissez pas le travail de ce photographe, allez guigner sur son site. Certaines photos sont assez énormes. 

Et voilà, à l'année prochaine, du 27 avril au 1 mai 2016!


vendredi 15 mai 2015

Petites perles jeunesse

Aujourd'hui, je vous présente deux albums jeunesse découverts ces derniers mois et qui méritent, sans hésitation, une petite place sur la bibliothèque de vos bambins (ou la vôtre).

Serge le loup blanc d'Emilie Boré, illustré par Grégoire Mabire

Dès 4 ans

Dès sa naissance, les parents du petit Serge ont remarqué que le troisième né de la fratrie était différent. Alors que dans la famille Carnage, on est tous de gros loups noirs avec un appétit d'ogre, imaginez leur surprise quand ils découvrent un petit loup tout blanc et soyeux comme un mouton, mais qui surtout n'a pas dents. Serge grandit en mangeant des carottes et des choux, jusqu'au jour où son père n'en peut plus de ce petit loup végétarien et le chasse de la maison.

Serge le loup blanc est un album vraiment adorable sur l'acceptation de la différence; quelques compromis, un peu d'ouverture et de bonne volonté et tout le monde peut vivre ensemble et en belle harmonie. J'ai trouvé l'histoire vraiment touchante et le message joli, tout en restant bien compréhensible et concret pour les enfants. Les illustrations, bien colorées, grandes et pas trop lisses m'ont également plu et permettent à votre plus jeune bambin de bien suivre l'histoire si vous lui faites la lecture.


J'ai personnellement lu cet album avec ma nièce de 4 ans qui l'a beaucoup aimé mais je pense qu'un enfant de 6-8 ans peut également prendre du plaisir en lisant le texte lui-même. N'hésitez pas à commenter si vous avez des échos à ce sujet.

En résumé, un sans-faute pour cet album à l'histoire sympathique et au message de tolérance pertinent.

Je remercie Babelio et les éditions Clochette pour l'envoi de cet album.

Dans la famille Carnage, on est loup féroce de père en fils. Mais un beau jour, madame Carnage met au monde Serge, un ravissant louveteau aux jolis poils blancs et bouclés. Un louveteau qui n'a pas de dents, tout doux et tout gentil. C'en est trop pour le père Carnage...

BORÉ Emilie et MABIRE Grégoire, Serge le loup blanc, ed. Clochette, coll. Le LivreAmi, avril 2015, 25p.


Olivia, Reine des Princesses d'Ian Falconer

Dès 3 ans
 

Olivia est une petite cochonne pas comme les autres et qui le revendique. Alors quand son père lui dit "qu'elle sera toujours sa petite princesse" s'en est trop. En effet, quoi de moins original que de vouloir devenir une princesse: toutes les filles de son âge ne rêvent qu'à ça. Olivia se lance alors dans une quête d'identité des plus détonante à la recherche de son rêve bien à elle.

Olivia est un vrai phénomène que j'ai découvert avec le plus grand plaisir grâce à cet album. Feuilletez-le dans une librairie et vous vous retrouverez comme moi, complètement stupide, à ricaner au milieu d'enfants qui ont le dixième de votre âge.

Comme pour Serge le loup blanc, on est ici dans une ode à la différence, choisie cette fois, et c'est un message que j'aime beaucoup et qui, je pense, mérite d'être passé encore et encore à nos enfants. Olivia en est une folle ambassadrice et les illustrations de Ian Falconer sont juste à mourir de rire. My god, la planche de la soirée Halloween ou celle de la danse contemporaine, j'ai peiné à me reprendre.

Je précise quand même que certaines allusions passeront probablement bien au-dessus des plus jeunes. Du coup, je me demande quand même si les passages les plus drôles ne le seront pas, avant tout pour les parents plutôt que pour les enfants. A re-tester.

Malgré cette petite interrogation, Olivia reste un personnage à part et à découvrir, à travers la dizaine d'albums déjà publiés ou les dessins animés.  

FALCONER Ian, Olivia, Reine des Princesses, ed. Seuil Jeunesse, novembre 2012, 32p., traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Yves Henriet
FALCONER Ian, Olivia and the Fairy Princesses, ed. Atheneum Books for Young Readers, août 2012, 40p.

samedi 2 mai 2015

Fifty Shades of Grey de E. L. James

Pour ceux qui aiment: Les éditions Harlequin

Anastasia Steele est une vierge et innocente jeune fille, chargée un jour d'interviewer le beau et richissime businessman, Christian Grey, pour le journal de son université. Complètement subjuguée par Grey, Anastasia sera-t-elle prête à le suivre jusqu'en dans les coins plus sombres de son univers?

Un suspens in(sur)montable, vous vous en doutez... Mais attention quand même si vous brûlez de le lire, ce billet contient quelques spoilers.

Le premier tome du phénomène Fifty Shades trônait dans ma bibliothèque depuis de nombreux mois. Enfin, "trônait", c'est un grand mot quand on pense que Mr. Z a refusé qu'il figure dans la partie anglophone de notre bibliothèque et qu'il l'a donc planqué derrière une première rangée de livres respectables. Cela explique peut-être pourquoi j'ai mis si longtemps à m'y plonger... ou alors je manquais tout simplement de coups de cravache d'envie pour ce roman ramassé dans une maison de vacances par curiosité.

Mais voilà, je suis maso faible et j'aime me faire ma propre opinion. Et quoi de mieux qu'une fête à plusieurs LC pour se motiver?

J'ai donc attaqué les aventures d'Anastasia un peu à reculant (j'ai plein de jeux de mots débiles qui me viennent mais je vais essayer de rester soft) mais avec quand même une bonne dose de volonté. Et malheureusement, tous mes a priori se sont petit à petit confirmés. A savoir:

1) Fifty Shades, c'est long, lent et très répétitif: Je suis parfois un peu blonde mais je comprends en général après la deuxième fois que "OMG, Grey est supppperrr beau", et "OMG, ses caleçons tombent divinement bien" et "OMG il a des yeux gris perçants", etc. etc. en passant du membre particulièrement grand de Christian, à son pouvoir hypnotisant, aux déesses intérieures insupportables d'Anastasia ou à la personnalité très forte de Kate. En enlevant toutes ces répétitions, je pense qu'E. L. James m'aurait épargnée facilement 200 pages.

2) Fifty Shades, ce n'est pas du tout excitant: Non, non, même pas un tout petit chouia. Franchement un mec qui vous propose de signer un contrat et vous dicte tout ce que vous devez faire, moi je lui fous ma main dans la figure plutôt qu'ailleurs (uh uh, désolée, cette lecture déteint quand même). Bon, il faut dire que le mec qui m'appelle déjà "baby" risque fort d'atterrir à l'hôpital.
Je dois avoir un potentiel de soumise proche de zéro parce que ce Christian, je l'aurais envoyé se faire soigner et du coup, même son allure à la Brad Pitt m'a laissée de glace. Franchement, un psychopathe sexy reste un psychopathe.

3) Fifty Shades, c'est niais: Car oui, si Christian est un psychopathe, ce n'est pas de sa faute. Il a eu une enfance et une adolescence difficiles et donc la jeune et vierge Princesse Anastasia est là pour le sauver de ses tourments. Big love, coeur coeur en vue.
Bon et puis à part une scène un peu surprenante avec un tampon, on a au final droit qu'à 2-3 scènes un peu plus hard. Et encore... (et pourtant, j'ai un côté très chochotte parfois). Bref, j'ai trouvé l'ensemble franchement très gentillet. Maintenant, est-ce que c'est plus spicy dans les autres tomes? Je crains qu'il ne faudra pas compter sur moi pour le découvrir...

J'avoue quand même que certains passages m'ont fait rire, à défaut de mieux. Comme les phrases mythiques à la "Come for me, baby" (non mais sérieux, votre mec vous dit ça?) ou Sir Grey, expert ès sophistication, qui boit du Pinot Grigio avec de la chasse. No comment! Et allez, certains échanges d'emails sont parfois amusants.

Je ne parle pas trop du style ici car l'ayant lu en vo, j'ai sûrement été moins gênée par les tournures plates d'E. L. James. C'est toujours plus difficile de juger dans une langue autre que la sienne. Mais bon, on n'est clairement pas dans du Shakespeare hein... ni dans de la haute littérature érotique.

Voilà, je suis contente de m'être faite mon opinion et je déprime quand même de savoir que cette trilogie est un best-seller. Franchement, à choisir, j'avais été bien plus émoustillée à l'époque par La Bicyclette bleue de Régine Deforges et l'histoire était au moins sympa et intéressante. A bon entendeur!

When literature student Anastasia Steele goes to interview young entrepreneur Christian Grey, she encounters a man who is beautiful, brilliant, and intimidating. The unworldly, innocent Ana is startled to realize she wants this man and, despite his enigmatic reserve, finds she is desperate to get close to him. Unable to resist Ana’s quiet beauty, wit, and independent spirit, Grey admits he wants her, too—but on his own terms.

Shocked yet thrilled by Grey’s singular erotic tastes, Ana hesitates. For all the trappings of success—his multinational businesses, his vast wealth, his loving family—Grey is a man tormented by demons and consumed by the need to control. When the couple embarks on a daring, passionately physical affair, Ana discovers Christian Grey’s secrets and explores her own dark desires.

Erotic, amusing and deeply moving, the Fifty Shades Trilogy is a tale that will obsess you, possess you and stay with you forever. (please no!!! ;-))

Allons vite voir les avis de mes co-galériennes, Asphodèle, Philisine et Sharon. D'après nos échanges de mails, ce n'est pas brillant chez elles non plus, voire je crois même qu'on a quelques abandons par K.O.

JAMES E. L., Fifty Shades of Grey, ed. Vintage, April 2012, 514p. 
JAMES E. L., Cinquante Nuances de Grey, ed. Le Livre de Poche, février 2014, 672p. 

vendredi 1 mai 2015

Top 3 zéro-livre d'avril 2015

Avril a été un mois plutôt calme et j'ai au final fait peu de découvertes fracassantes. Mais comme il fait un temps absolument horrible aujourd'hui, voici quelques petites choses sympathiques qui m'ont redonné le sourire en ce mois d'avril:

1. La première saison de Poldark: Vous êtes fan d'adaptations à la sauce BBC, genre Pride and Prejudice? La nouvelle série évènement de la BBC est faite pour vous. Adaptée des romans de Winston Graham, Poldark suit le retour de Ross Poldark dans son Cornwall natal après quelques années passées sur les champs de bataille de la Guerre d'indépendance américaine. Découvrant que sa fiancée, la belle Elizabeth, est à présent promise à son cousin, Ross va se jeter à corps perdu dans la restauration du domaine et des mines de fer de sa famille.  S'en suivent beaucoup d'aventures épiques, de trahisons, d'amour, de bravoure et de t-shirt mouillés sur les huit épisodes que compte cette première saison. 

Une série "doudou", avec les magnifiques paysages de Cornwall (l'agence de tourisme de la région doit sauter au plafond), des jolis chevaux et la belle gueule d'Aidan Turner (le nain Kili dans Le Hobbit), qui oui ma foi, dépasse Colin Firth en sex-appeal (mais ceci est totalement personnel). J'espère pour vous beaux yeux qu'une version française sera très vite disponible et pour les fans de vo, n'hésitez plus. 
 
Et pour ceux et celles qui dépriment suite au dernier épisode de lundi, rassurez-vous, Winston Graham a écrit 12 tomes et la saison 1 de la série n'en couvre que deux. Hourrrra!

2. Le site Spineless Classics: Un poster avec tout le texte de votre livre préféré: vous en rêvez, Spineless Classics l'a fait. J'ai commandé il y a quelques temps celui de Frankenstein pour mes toilettes (sympa pour les invités) et franchement j'ai trouvé la qualité top et le service parfait. Le seul problème du site est qu'ils rajoutent des nouveaux romans régulièrement et que du coup, j'ai envie de tout acheter. Allez jeter un oeil, certains sont vraiment top comme Brave New World, 1984, Pride and Prejudice and Zombies etc. etc. Bref, le problème n'est pas "Est-ce que j'achète"? mais "Lequel?".

3. Et pour finir, une jeune chanteuse américaine (aux origines indiennes revendiquées), Samantha Crain, dont j'écoute le troisième album, Kid Face, en boucles depuis quelques semaines. Un style country-folk, une jolie voix, de belles instrumentalisations pour un album loin d'être monotone.  
 

Voilà, à demain pour mon billet sur Fifty Shades of Grey. Ca promet!