vendredi 29 octobre 2010

Livre voyageur - encore des amateurs?


Petit message pour vous signaler qu'Epouses et Assassins de Kwei Quartey doit bientôt rejoindre la Suisse. Mais s'il y a d'autres amateurs français, il se fera un plaisir de venir vous rendre visite avant.

Pour rappel, voici le résumé de l'éditeur:

Au Ghana, quand un policier de la capitale part enquêter dans un village, tradition et modernité s'affrontent... Le voyage initiatique d'un homme pris dans les rets du temps et des coutumes. Gladys, étudiante en médecine, a été assassinée près du village de Ketanu où elle était bénévole pour un programme humanitaire. L'inspecteur Dawson est envoyé depuis Accra pour résoudre l'affaire. Étrange retour en arrière : vingt-trois ans plus tôt sa mère, originaire de la région, a disparu au même endroit. Déboussolé par les pratiques locales, Dawson voit son enquête piétiner. Et pourtant, les suspects sont nombreux prêtre féticheur, médecin traditionnel, admirateurs de Gladys, éconduits ou non... A Ketanu, l'amour, la haine et la jalousie sont tenaces, voire mortels.

Kwei Quartey, de mère afro-américaine et de père ghanéen, est né et a grandi au Ghana. Il vit aujourd'hui en Californie où il est médecin. Ce livre est son premier roman.

Vous pouvez également retrouver mon billet ici ainsi que ceux de Tiphanya, Lounima et bientôt Alinea.

Si vous êtes intéressés, faites-moi signe dans les commentaires ou par email.

Bon week-end à tous!

mardi 26 octobre 2010

BLOG-ANNIVERSAIRE

J'ai honteusement laissé passer mon blog-anniversaire du 14 octobre. Deux ans et on oublie déjà les petites attentions d'usage... Mais non, je vous rassure, ma relation avec ce blog est toujours au beau fixe et je suis bien sûr motivée à rempiler pour une année supplémentaire.

Deux ans c'est aussi l'occasion d'un petit bilan et je vous livre ici les dix pages les plus consultées cette année:

1. La vie d'une autre de Frédérique Deghelt
2. La promesse de l'aube de Romain Gary
3. Enfant 44 de Tom Rob Smith
4. Le cerveau de Kennedy d'Henning Mankell
5. Mon dicton du jour (ou presque) d'Emma Chedid
6. Le Choeur des femmes de Martin Winckler
7. L'argent d'Emile Zola
8. Les visages de Jesse Kellerman
9. Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé
10. The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald

Pas de grandes surprises donc dans ce classement, mélange de best-sellers de l'année et d'étudiants à la recherche d'info pour leur dissertation (hum hum). Je suis toutefois très très contente de la deuxième place de Romain Gary, mon auteur chouchou. Quand je vous dis que c'est un auteur à découvrir ABSOLUMENT!!!

Je vais essayer à l'occasion de vous concocter un billet sur les mots-clés qui ont débouché sur ce petit espace, parce qu'il y a de vraies perles... A suivre donc.

Et pour finir GRANDE NOUVELLE: J'AI ENFIN FINI GUERRE ET PAIX. Alléluia!!! Ahhh je me sens toute légère pour attaquer cette nouvelle année bloguesque. Billet à venir en lecture commune (avec au moins Karine:)) pour le 31 décembre.

Merci pour cette nouvelle année d'échange et pour vos visites et commentaires.

CHAMPAGNE POUR TOUT LE MONDE!!!

mercredi 20 octobre 2010

Un autre monde de Barbara Kingsolver


Pour ceux qui aiment: Diego et Frida de Jean-Marie Gustave Le Clézio

A travers la vie du jeune Harrison William Shepherd, partagé entre le Mexique de sa mère et les Etats-Unis de son père, Barbara Kingsolver présente un concentré d'histoire américaine du début du 20ème siècle aux années 1950. Au service tour-à-tour du couple Frida Kahlo-Diego Rivera et de Trotski, exilé au Mexique après son éviction du pouvoir par Staline, puis auteur à succès aux Etats-Unis durant les années du maccarthysme, Harrison mène le lecteur à la rencontre d’une riche et passionnante galerie de personnages.

Ce livre est ce que j'appellerais un "livre sandwich". Le pain est bon, mais ce qui vaut vraiment la peine est la farce du milieu. Je suis en effet passée durant ma lecture d'un léger ennui à une lecture coup de cœur.

J'ai tout d'abord eu énormément de peine avec la première partie sur l'enfance d'Harrison au Mexique que j'ai trouvée plutôt lente et peu intéressante. J'ai ensuite littéralement dévoré la deuxième partie sur les milieux communistes du Mexique dans les années 30, un vrai régal. Enfin, la troisième partie américaine sur la vie d'écrivain d'Harrison est intéressante, parfois passionnante, mais le rythme ralentit un peu et la forme rend l’intrigue beaucoup plus hachée.

Barbara Kingsolver a en effet adopté une forme totalement originale pour Un autre monde. La vie d'Harrison nous est dévoilée grâce à un mélange de journaux intimes, de romans, de correspondance ou encore d’articles de journaux, tous réunis par Violette Brown, la secrétaire d'Harrison, qui intervient également en tant qu'archiviste dans le roman. La confusion entre réalité et fiction est extrêmement bien réussie, encouragée par la présence de personnages historiques. Sans aucun doute, l'originalité de la forme est à saluer et j'ai adoré cette complète immersion dans les pensées d'Harrison. En refermant Un autre monde, il est difficile de penser que ce personnage a été créé de toute pièce tellement il nous est devenu familier.

Ceci m'amène au deuxième point positif de ce livre, à savoir l'extraordinaire galerie de personnages. Le lecteur a vraiment l'impression de vivre aux côtés de Frida Kahlo, de Lev Trotski ou de Violette Brown. La personnalité de chacun est extrêmement bien traitée, les rendant si ce n'est attachants, au moins absolument inoubliables. Comme dans Les yeux dans les arbres, j'ai également beaucoup aimé les détails et le contexte historiques de l'intrigue. Barbara Kingsolver m'a totalement transportée du Mexique à la Caroline, à travers les différentes périodes troublées de cette époque. Enfin, ajoutez à ceci des réflexions sur le métier d'écrivain, sur l’art ou encore la célébrité et vous aurez enfin un aperçu de la richesse de ce livre.

En conclusion, malgré quelques passages plus ennuyeux, j'ai beaucoup aimé ce livre que je recommande pour son originalité, ses personnages attachants, son contexte historique passionnant et le style plus qu'agréable de Barbara Kingsolver.

« Il y a, en chacun de nous, un autre monde. La chose la plus importante est toujours celle que l’on ne connaît pas. »

Un autre monde raconte l’histoire de Harrison William Shepherd, un personnage inoubliable, dont la recherche d’identité plonge le lecteur au coeur des événements les plus tumultueux du XXe siècle.

Barbara Kingsolver nous entraîne dans un voyage épique, de la ville de Mexico des années 30 – où le lecteur rencontre Frida Kahlo, Diego Rivera et Trotsky, leader politique en exil – à l’Amérique de Roosevelt et J. Edgar Hoover, en plein maccarthysme. Avec des personnages profondément attachants, souvent émouvants, un vrai sens de la description des lieux et une analyse juste et intelligente de la façon dont les événements historiques et l’opinion publique peuvent façonner une vie, l’auteur a créé un bouleversant portrait d’artiste et s’interroge sur l’essence même de l’art.

Barbara Kingsolver est née aux États-Unis en 1955. Elle partage aujourd'hui son temps, avec son mari et ses deux enfants, entre l'Arizona et sa ferme dans les Appalaches. Biologiste de formation, elle est aussi journaliste, romancière et poète. Elle est l'auteur de plusieurs romans, tous publiés aux Éditions Rivages. Elle a obtenu le prestigieux Orange Prize 2010 pour Un autre monde.

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d’un partenariat avec le site Chroniques de la rentrée littéraire et dans le cadre de l’organisation du Grand Prix Littéraire du Web Cultura.

Je remercie également Ulike et les éditions Rivages pour l'envoi de ce livre. Vous trouverez la fiche Ulike de l'auteure ici.


KINGSOLVER Barbara, Un autre monde, ed. Rivages, août 2010, 668p. traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Martine Aubert.
KINGSOLVER Barbara, The Lacuna, ed. Faber and Faber, novembre 2009, 528p.

P.s. Je me demande encore pourquoi les éditions Rivages n'ont pas simplement traduit le titre anglais qui souligne un élément récurrent du livre plutôt que ce "Un autre monde" peu avenant???

vendredi 15 octobre 2010

Every Man for Himself de Beryl Bainbridge


Pour ceux qui aiment: The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald

Suite à la mort de Beryl Bainbridge le 2 juillet, j'ai lancé un petit hommage à cette auteure très méconnue de notre côté de la Manche. J'ai décidé de commencer par Every Man for Himself, un de ses livres les plus appréciés, récompensé par le Novel Whitbread Award en 1996 et shortlisted pour le Man Booker Prize cette même année. Le fait que ce livre se trouve en deux exemplaires dans ma bibliothèque n'est également pas étranger à ce choix. Il faut vraiment que je freine sur les achats compulsifs en seconde main, si je ne me rends même plus compte des livres que j'ai déjà achetés et qui trainent dans ma PAL depuis des années. M'enfin bref...

Every Man for Himself relate les derniers jours de la haute société du début du 20ème siècle, embarquée à bord du majestueux Titanic pour sa première et dernière traversée de l'Atlantique. Le lecteur observe ce microcosmos, ses intrigues, ses espoirs et déceptions, en route vers le destin tragique que vous connaissez tous.

Beryl Bainbridge dépeint avec brio cette haute bourgeoisie, engoncée dans une routine faite de dîners, de ragots et de promenades, et malheureusement incapable de réagir durant la catastrophe. J'ai cependant trouvé que certains personnages et intrigues parallèles auraient mérités d'êtres un peu plus développés, impression que je ressens souvent à la lecture de nouvelles et romans courts, celui-ci dépassant à peine les 200 pages.

Malheureusement, Every Man for Himself souffre énormément de la comparaison avec le film de James Cameron, sorti en 1997. Lors de sa publication en 1996, Every Man for Himself était une histoire originale d'huis-clos à bord du Titanic. Mais en lisant ce livre en 2010, je n'ai pu m'empêcher de revoir les images du film, ce qui gâche un peu le côté créatif de la lecture, comme quand on lit un livre après avoir vu son adaptation au cinéma. Les similitudes entre ces deux oeuvres, comme la tentative d'une femme de se jeter par dessus bord, l'exploration des soutes où sont rangées les voitures, les danses de la troisième classe et bien sûr le récit de la catastrophe (ça c'est plutôt normal vous me direz...) m'ont laissé un étrange sentiment de déjà-vu.

Une lecture un peu gâchée donc par ce parallèle avec le film. Le style de Beryl Bainbridge reste cependant admirable et démontre bien que l'anglais fait partie des langues les plus riches en vocabulaire. Tout se lit toutefois très bien et j'ai très envie de continuer ma découverte de cette auteure.

For the four fraught, mysterious days of her doomed maiden voyage in 1912, the Titanic sails towards New York, glittering with luxury, freighted with millionaires and hopefuls. In her labyrinthine passageways are played out the last, secret hours of a small group of passengers, their fate sealed in prose of startling, sublime beauty, as Beryl Bainbridge's haunting masterpiece moves inexorably to its known and terrible end.


BAINBRIDGE Beryl, Every Man for Himself, ed. Abacus, 1999, 214p.

mercredi 13 octobre 2010

De retour avec les résultats du Booker Prize 2010


Hier, le Man Booker Prize 2010 a été attribué par 3 voix contre 2 à Howard Jacobson pour le livre The Finkler Question.

The Finkler Question est le premier vrai roman comique à être primé par le Booker Prize. C'est également une histoire d'amitié entre trois hommes d'âge mûr confrontés au veuvage et aux regrets d'une vie. Un mélange donc entre humour et mélancolie qui a enfin permis à son auteur de remporter le prix pour lequel il avait déjà été nominé (sur la longlist) deux fois.

Julian Treslove, a professionally unspectacular former BBC radio producer, and Sam Finkler, a popular Jewish philosopher, writer and television personality, are old school friends. Despite a prickly relationship, they've never quite lost touch with each other - or with their former teacher, Libor Sevick. Both Libor and Sam are recently widowed, and with Treslove, his chequered and unsuccessful record with women rendering him an honorary third widower, they dine at Libor's apartment. It's a sweetly painful evening of reminiscence in which all three remove themselves to a time before they had loved and lost; a time before they had fathered children, before the devastation of separations, before they had prized anything greatly enough to fear the loss of it.

Pour ma part, n'étant pas très "roman comique", je ne pense pas, dans un premier temps en tous cas, lire The Finkler Question. Je vais plutôt me concentrer sur Room d'Emma Donoghue qui a vraiment l'air bien et sur Wolf Hall, le gagnant 2009 qui traine dans ma PAL depuis maintenant une année.

Vous trouverez plusieurs articles (in English of course) sur les résultats ici ou ici.

A part ça, je reviens tout juste de Londres après une semaine épique. J'ai passé mes quatre examens et je pense qu'aux moins trois se sont bien passés, donc rien de catastrophique. Je suis maintenant LIBRE jusqu'en février et je vais profiter d'attaquer ma PAL en force avant de démarrer ma deuxième année de Master.

Mon petit séjour Londonien a été plutôt stressant et je n'ai pas pu beaucoup profiter de la ville à cause de mes révisions. J'ai tout de même pris le temps de parcourir les nouvelles salles sur le Moyen-Age et la Renaissance du V&A qui sont très réussies et l'exposition événement Gauguin: Maker of Myth au Tate Modern. Avis aux amateurs, si vous allez à Londres avant le 16 janvier 2011, n'hésitez pas. La muséographie est excellente, les oeuvres magnifiques, mettant en lumière la Bretagne et les populations Tahitiennes. C'est également une rare opportunité de voir les nombreuses peintures de Gauguin, propriétés de différentes galeries américaines et scandinaves.
Quelques courses, plusieurs après-midis passés à étudier à Hyde Park (car oui Mesdames et Messieurs, nous avons eu un temps estival toute la semaine, sans une goutte de pluie), des currys, des scones et un peu de flânerie dans les rues de Londres et me voici déjà de retour au boulot.




Au programme dans les prochains jours, Every Man for Himself de Beryl Bainbridge et Un autre monde de Barbara Kingsolver. Je vous annonce également que j'ai ENFIN atteint l'épilogue de Guerre et Paix et que vu les théories de Tolstoï, je pense survoler le tout assez rapidement. Billet commun le 31 décembre! Je m'attaque à mon Google Reader dès que possible et je vous garantis qu'il y a du boulot. Ne vous étonnez donc pas si je trouve génial votre billet d'un mois en arrière. C'est officiel, I'm back!!!

lundi 4 octobre 2010

C'est le monstre stress....


Un petit coucou en coup de vent pour vous dire que je suis toujours vivante (enfin... je mange, je marche mais mon cerveau ne suit plus tout à fait). Comme vous l'avez remarqué, j'ai complètement délaissé ce blog ces dernières semaines pour la simple et bonne raison que je suis en pleine préparation d'examens pour mon Master.

J'arrive à peine à écrire ou même à lire tellement je suis obnubilée par mes petites formules économiques de modèles de pêche durable par ci et évaluation monétaire des ressources forestières non-commerciales par là.

J'espère revenir à un état normal bientôt. Je m'envole ce soir pour aller passer mes examens à Londres (car oui, pour ajouter au stress des exas, il faut encore ajouter le stress du voyage, "où j'ai bien pu mettre ce fout.. passeport" et la joie d'apprendre la grève des transports à Londres). J'espère quand même pouvoir profiter un (tout petit) peu de la ville, faire un peu de shopping, voir quelques expos, peut-être aller au théâtre mais je ne me fais pas trop d'illusions.

Retour prévu dans un peu plus d'une semaine avec les résultats du Booker Prize, mes aventures londoniennes et pleins de billets en retard.

A tout bientôt