jeudi 28 janvier 2010

La Nouvelle-Zélande volcanique

Je vous les avais promises, les voici donc enfin! Pour faire écho aux merveilleuses photos de Yellow Stone que Theoma nous a récemment fait partager, je vous propose de découvrir son équivalent kiwi. Je vous emmène donc aujourd'hui dans la région de Rotorua, une des villes les plus visitées de Nouvelle-Zélande, surtout connue pour ses villages Maoris (où nous ne sommes pas allés car je déteste ces villages touristiques, que ce soit les villages zulus en Afrique du Sud ou massai au Kenya. M'enfin, c'est une autre histoire!) mais surtout pour ses parcs volcaniques. Voici quelques images du Parc Wai-O-Tapu et de la Vallée de Waimangu, crée après l'irruption du Mont Tarawera en 1886.

Désolée, je n'ai pas eu le temps de les agrandir mais si vous cliquez dessus, vous pourrez mieux les voir. J'essaierai de m'améliorer pour la prochaine fois.

The Champagne Pool

Des oiseaux courageux.... ou fous... ou tout simplement très bien adaptés qui se nourissent dans ces eaux chaudes (bouillantes à certains endroits) et minérales.Le Geyser Lady Knox qui produit un jet de 20 mètres
Frying Pan Lake, le plus grand lac d'eau chaude dans le monde.Les magnifiques peintures formées par les minéraux contenus dans l'eau.Lac volcanique dans la Vallée de Waimangu
Terrasses. Au 19ème siècles, Rotorua était mondialement connue pour ses White and Pink Terrasses, dans lesquelles les touristes pouvaient se baigner. Malheureusement, elles furent détruites lors de l'éruption de 1886.Qui dit volcan, dit souvent fertilité de la faune et de la flore: lac, canards et cygnes noirs.Le responsable de toutes ces merveilles, Mount Tarawera.

Voilà pour ce premier tour d'horizon. Bientôt je vous ferai découvrir la faune et la flore de Nouvelle-Zélande. Je vous inviterez ensuite à une plongée inquiétante dans le Mordor et je finirais avec quelques images phares de ce voyage. A Bientôt!

vendredi 22 janvier 2010

Fakirs d'Antonin Varenne


Pour ceux qui aiment: les ambiances glauques de Thierry Jonquet

Guérin a été muté à la section des suicides du Quai des Orfèvres après une sale histoire interne que tout le service essaie d'enterrer. Depuis plusieurs années, il enquête sur les suicides du tout Paris, aidé par son assistant Lambert. Le cas d'Alan Mustgrave, un fakir américain qui s'est vidé de son sang sur scène, arrive sur leur bureau. Cette affaire les mènera à croiser la route de John P. Nichols, un ami d'Alan, qui recherche également la vérité sur cette mort étrange. A partir de deux enquêtes parallèles, Antonin Varenne réunit peu à peu tous ces personnages.

Désolée pour ce résumé un peu ennuyeux et sans relief, mais voilà, cette lecture a été très pénible pour moi.

1) L'intrigue est tellement "emberlificotée" que j'ai eu besoin à plusieurs reprises de revenir en arrière pour comprendre de quoi l'auteur me parlait. J'ai trouvé qu'Antonin Varenne assommait son lecteur de détails et d'informations superflus, pour arriver à une conclusion tirée par les cheveux.
2) L'ambiance de ce livre est vraiment trop glauque pour moi, surtout en ce moment. Fakirs nous plonge dans un Paris dépravé, baigné dans des ambiances sado-maso et fréquenté par des personnages en rupture, déprimés, et suicidaires. Pour dire, même le perroquet de Guérin s'automutile.
3) Le style d'Antonin Varenne est délibérément compliqué ce qui m'a donné l'impression d'un manque de fluidité.

Je n'ai éprouvé aucun plaisir à cette lecture, j'ai même dû me faire violence pour le finir. Je me suis endormie plusieurs fois car je n'arrivais plus à suivre le fil de l'intrigue. En un mot: une lecture franchement déprimante.

« On ne sortait des Suicides qu'à la retraite, par démission, via une dépression ou en finissant soi-même avec son are de service dans la bouche. De ces options, toutes étaient souhaitées à Guérin, dans un ordre variable. Mais celle que personne n'avait envisagée était qu'il s'y sente comme un poisson dans l'eau. C'était arrivé. Résultat, le lieutenant Guérin flanqué de son stagiaire, Lambert — avait ajouté à la haine de ses collègues la répulsion viscérale qu'inspirent les pervers, lorsque, plongeant dans ce qui répugne à tous, ils semblent s'y régaler. » Ailleurs en France, au bord d'une rivière, John Nichols, un Franco-américain installé dans un tipi, est convoqué à la gendarmerie de Saint-Céré. Là, on lui apprend la mort de son ami américain, Alan Mustgrave, intervenue alors qu'il s'écorchait en direct sur une scène du Paris underground, fort cotée pour ses spectacles sado-maso. Soif de pouvoir, suicide, torture... On rit pourtant, jaune ou noir, c'est selon. L'auteur ne nous laisse aucun répit, et nous dépeint, en prime, de magnifiques personnages.


Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE / catégorie policier

D'autres avis beaucoup plus positifs (je dois être une pinailleuse) chez Bookomaton, Sophie, Flora, Armande et Marie-Claire.

VARENNE Antonin, Fakirs, ed. Viviane Hamy, coll. Chemins Nocturnes, avril 2009, 284p.

lundi 18 janvier 2010

Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé


Dans un pays imaginaire d'Amérique du Sud, trois générations de femmes, Rose, Violette et Vera Candida, connaissent le même destin: elles mettent au monde une fille qui n'aura pas de père, sur la petite île de Vatapuna. Mais Vera Candida décide de quitter l'île pour le continent et la ville de Lahomeria, où elle va peu à peu prendre en main son destin pour offrir de meilleures perspectives à sa fille Monica Rose.

Ce que je sais de Vera Candida est une fable à portée universelle. Le choix du pays imaginaire est très judicieux et même l'époque est difficile à situer. En effet, l'île de Vatapuna semble bloquée dans un autre espace temps. Ce côté un peu mystique sert de décors au combat de trois femmes, mères célibataires.

Le style de Véronique Ovaldé est vraiment particulier. J'ai mis un moment à m'y faire, mais j'ai ensuite beaucoup apprécié cette narration en forme de dialogues et de réflexions intérieures. Rien à dire, l'originalité de l'écriture est à saluer.

Par contre, l'histoire de Ce que je sais de Vera Candida est un peu creuse pour un thème aussi fort. Oui, la forme de la fable un peu fantastique est intéressante, mais j'ai trouvé le fond un peu banal. Je n'ai de plus éprouvé aucune sympathie pour ces trois femmes que j'ai trouvées un peu "simplettes", sans punch, et pas franchement combattives, voire même totalement passives. Le seul personnage pour lequel j'ai éprouvé un peu plus d'affinité est Itxaga, un comble dans un récit sur (et pour?) les femmes. Les différents événements du récit et les thèmes abordés comme l'amour, la jalousie et la maladie ne sont également pas assez creusés à mon goût.

Un récit original, avec une écriture agréable, mais une histoire qui reste, selon moi, bien trop en surface et qui ne présente pas vraiment des personnages attachants.

Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.

Cette conclusion semble en complète contradiction avec les nombreux articles que j'ai lus sur différents blogs. Je vous invite donc à les consulter grâce à Blog-O-Book.


Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE / catégorie roman


OVALDE Véronique, Ce que je sais de Vera Candida, éditions de l'Olivier, août 2009, 293p.

mardi 12 janvier 2010

Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu


Pour ceux qui aiment: Nathalie Jomard, Sanaa.K et compagnie

Presque toute la blogosphère a déjà parlé de cette petite BD et après avoir longtemps zieuté une page par-ci, une page par-là, je n'ai plus pu résister.

J'étais déjà fan des aventures de Joséphine, qui sont publiées chaque semaine dans un magazine féminin de Suisse. Pas de surprise donc si je vous dis avoir beaucoup aimé les aventures de Pénélope. Impossible de ne pas se reconnaitre dans les planches de Pénélope Bagieu, surtout quand, comme moi, on craque sur les macarons Ladurée, sur les petits minous qui ont l'air tout malheureux, ou sur les toujours "super bonnes affaires" des soldes. Bref, j'ai beaucoup ri et je ne peux que conseiller à ceux (hum hum), surtout celles, qui sont passées à côté du raz-de-marée Bagieu de se plonger dans cet album. En plus je trouve l'édition du Livre de Poche vraiment pratique et j'espère que cette idée sera reprise pour d'autres auteurs.

Pénélope Bagieu est une jeune illustratrice parisienne. Elle vit dans le plus petit appartement du monde, sous les toits, en compagnie de son chat rose, de sa collection de chaussures et de ses tracas quotidiens : sa réticence à faire du sport, sa mère envahissante, son chéri qui ne l'écoute pas... Heureusement pour elle, il reste ses copines langues de vipère, les soldes, les séries télé, la presse people et les macarons ! L'auteur croque dans cette bande dessinée les petits riens du quotidien avec beaucoup d'humour et un talent évident : à chaque page, elle nous raconte ses petites histoires et péripéties, tour à tour drôles, justes et émouvantes.

Retrouvez également Pénélope Bagieu sur son blog BD ou dans le tout nouveau Tome 2 de Joséphine

BAGIEU Pénélope, Ma vie est tout à fait fascinante, ed. LGF (Livre de Poche), 2009, 94p.

vendredi 8 janvier 2010

Petit Bilan 2009

Avant que l'année 2010 ne soit déjà bien engagée, je voulais faire un petit bilan de mes lectures 2009 et vous annoncer le topo pour l'année 2010.

Tout d'abord voici mes cinq lectures marquantes de l'année, que je vous recommande vivement de découvrir:


1. Wildlife de Richard Leakey: Un vrai coup de coeur pour cette autobiographie de Richard Leakey, grande figure de la conservation au Kenya.

2. Enfant 44 de Tom Rob Smith: Un thriller haletant en URSS.


3. Les Arpenteurs du Monde de Daniel Kehlmann: Un roman merveilleux sur deux savants originaux.

4. La Promesse de l'aube de Romain Gary: Une écriture incroyable pour un roman touchant.

5. Le Monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin: Une plongée inquiétante mais instructive dans le monde de cette multinationale.






Quant au programme de lectures de l'année 2010, il s'annonce déjà bien chargé avec les challenges suivants:


1. Le Challenge Blog-O-Trésors 2009 de Grominou: Je dois en effet encore lire le dernier des quatre livres choisis, à savoir 1984 de George Orwell.

2. Le Challenge "Une année en Russie" de Pimpi: Avec plusieurs autres lectrices, je me suis engagée à lire Guerre et Paix en 2010, un livre qui traîne dans ma PAL depuis des siècles. J'ai cru comprendre qu'une date de lecture commune en juin avait été fixée. Si quelqu'un a des précisions?

3.Le Challenge "Les coups de coeur de la blogosphère" de Theoma: J'ai choisi Hunger Games de Suzanne Collins et Disgrace de J.M Coetzee

4. Le Challenge "2 euros"de Cynthia

5. Le Chalenge "Safari Littéraire" de Tiphanya







De belles lectures en perspective que je me réjouis de partager avec vous.

Alors BONNE ANNEE 2010 A TOUS!

mercredi 6 janvier 2010

Lait Noir d'Elif Shafak


Pour ceux qui aiment: une version intello de Les petites fées de New York de Martin Millar

La réception de ce livre n'a pas franchement soulevé mon enthousiasme. Encore une autobiographie sur les misères de l'auteure. Pire, le sujet de la dépression postnatale me laissait complètement indifférente. Tous ceux qui me connaissent bien vous diront que j'ai un instinct maternel proche de zéro et ce qui se rapporte à la maternité ne me touche généralement pas du tout. Lait Noir était donc très très mal parti.

Et là, GRANDE SURPRISE, car j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.

Lait Noir est un livre tout simplement original. Ce n'est ni un roman, ni une autobiographie, ni un livre fantastique, ni un livre sur l'histoire de la littérature, mais un peu de tout ça. Elif Shafak partage avec le lecteur ses états d'âmes et ses réflexions sur le rôle de la femme, sur l'écriture, la maternité et la conciliation de tous ces éléments. Comme toute femme, Elif Shafak est partagée, divisée entre différentes personnalités, chacune représentée par une femme miniature, sorte de petite fée, et qui ensemble constituent un "choeur de voix intérieures". La cohabitation entre Miss Cynique Intello, Miss Satin Volupté, Maman Gâteau et consoeur n'est d'ailleurs pas de tout repos.

J'ai beaucoup aimé les petites disputes intérieures entres ces femmes miniatures, qui donne beaucoup de légèreté au texte. Mais plus encore, j'ai adoré les réflexions sur les femmes-auteures ou femmes d'auteurs, entre autres Sofia Tolstoi, Viginia Woolf, Sylvia Plath, Jane Austen, Simone de Beauvoir, Zelda Sayre Fitzgerald, Ayn Rand et même J.K. Rowling. J'ai trouvé passionnant le thème de la dualité entre écriture et maternité ou "lait noir et lait blanc".

La grossesse et la dépression postnatale n'interviennent en fait qu'à la fin du livre et sont traitées de manière tout à fait originale. Le récit plonge alors dans un monde oriental peuplé de djinns et de vieilles croyances, une partie qui contraste grandement avec la modernité du début du livre.

Lait Noir est un récit fort, drôle, bouleversant et érudit à la fois, qui m'a beaucoup touchée car il reflète certaines de mes hésitations sur la maternité. Le style d'Elif Shafak est tout simplement magnifique, enrichi de métaphores superbes et pour couronner le tout, je trouve la couverture très réussie.

Pour résumer en un mot: BRILLANT!

Maternité et écriture ne font pas toujours bon ménage. L'une paraît menacer l'autre et vice-versa. Comment marier la blancheur du lait à la noirceur de l'encre ? Comment préserver son indépendance tout en berçant sa progéniture ? Ainsi lorsque Elif Shafak, à la naissance de sa fille, sombre dans une dépression, six petites créatures têtues et véhémentes l'accompagnent. Ces dames, voix intérieures de l'auteur - et l'on pourrait dire de toute femme -, exposent avec détermination, intelligence et humour leur conception du monde et de la féminité. De Miss Cynique lntello à Miss Ego Ambition, de Miss Intelligence Pratique à Darne Derviche, de Maman Gâteau à Miss Satin Volupté, la femme d'hier, d'aujourd'hui et de demain s'exprime dans ses contradictions et ses rêves. Elif Shafak témoigne ici avec brio de la crise d'identité à laquelle peuvent être confrontées les femmes lorsqu'elles veulent à la fois être mères et créatrices. Evoquant ces hautes figures de la littérature que sont Virginia Woolf, Simone de Beauvoir et Doris Lessing, Lait noir est aussi un portrait de la société turque dans sa double dimension : orientale et occidentale. Tout autant roman qu'autobiographie, voici le livre le plus grave et le plus drôle, le plus iconoclaste et le plus intime de l'auteur, qui réinvente la femme, pour nous dire que tout lui est possible.

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Après des études en " Gender and Women's Studies " et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Istanbul. Internationalement reconnue, elle est l'auteur de dix livres, dont La Bâtarde d'Istanbul (Phébus, 2007) et Bonbon Palace (Phébus, 2008).

Je vais de ce pas jeter un oeil aux autres livres de cette auteure qui m'a enfin réconcilier avec la catégorie document du Prix ELLE. Si vous avez des conseils, je suis preneuse.

Lu dans le cadre du Prix ELLE 2010 /catégorie document


D'autres avis chez Marie-Claire, Kathel, Flora, Armande, Sentinelle, Lapinoursinette et Bookomaton.

SHAFAK Elif, Lait Noir, ed. Phébus, août 2009, 342p. Traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy
SHAFAK Elif, Siyah Süt, 2007

mardi 5 janvier 2010

J'ai survécu aux Kiwis!


Et voilà, je suis de retour après trois semaines magnifiques passées en Nouvelle Zélande. Le retour est un peu dur, à cause du décalage horaire mais surtout de l'effet de la neige sur mon petit corps habitué au 20° des antipodes, mais je vais reprendre gentiment le rythme de mes billets cette semaine.

Comme vous l'aviez deviné, mes lectures ELLE ont un peu pâti des paysages superbes et des nombreux films proposés dans l'avion (il faut bien s'occuper pendant les 27 heures du vol) mais je devrais pouvoir m'en sortir ;-) Billets à venir en mars, mois de mon jury.

Je vais également essayer de partager avec vous quelques photos. Quant à mon Google Reader, il est plein a craquer (vous n'avez pas chômé durant mon absence) mais je vais me mettre au boulot très vite pour vider tout ça...

A tous encore UNE TRES BONNE ANNEE, que j'espère riche en (bonnes) lectures et en échanges!