Salon du Livre de Genève: c'est déjà fini

Que les semaines passent vite en ce moment! Le travail s'accumule, la liste des billets à écrire s'allonge, j'ai perdu tout espoir de suivre le rythme de mon Google Reader mais je ne pouvais pas déroger à la tradition de vous relater ma courte et unique visite au Salon du Livre de Genève

Pour cette édition 2012, plusieurs nouveautés ont fait leur apparition sous l'impulsion de la nouvelle directrice du salon, Isabelle Falconnier, rédactrice en chef adjointe à l'Hebdo. Nouvelle affiche tout d'abord, littéralement nommée L'affiche, et un concept décliné sur tout le salon. Le visuel du salon avait un grand besoin de rafraichissement mais je ne suis personnellement pas totalement convaincue par le nouveau design: j'ai l'impression qu'on me prend pour une débile (ben oui, je reconnais une poubelle sans que ce soit écrit dessus). Mais c'est frais, c'est sobre, c'est net et je crois que de manière générale, l'idée a plu.

Autre nouveauté 2012, la création d'un prix littéraire francophone, "porteur de ce que l’on appelle l’esprit de Genève : liberté d’expression, humanisme, cosmopolitisme, débat d’idée". Le jury, présidé par Metin Arditi, a au final récompensé l'auteur haïtien Lyonel Touillot pour son roman La belle amour humaine. A noter également que le Prix Ahmadou Kourouma a été attribué à Notre-Dame du Nil de l'écrivaine rwandaise Scholastique Mukasonga. Deux livres très tentants!

Mis à part ces changements, l'esprit du Salon reste le même. Un salon africain; un invité d'honneur, le Maroc; une exposition de peinture, cette année consacrée à Gustave Courbet (dont je ne suis malheureusement pas une grande adepte); un salon de l'étudiant et une partie Village du monde qui m'ont semblé plus petits (bon point). Dans l'ensemble, j'ai trouvé la disposition plus aérée, plus espacée, donc plus agréable à visiter, mais du coup moins de livres aussi... et définitivement moins d'auteurs phares. Personnellement, je ne me suis arrêtée à aucune dédicace, par manque de temps mais aussi par manque d'envie... Le Salon peine à faciliter les contacts entre écrivains et lecteurs, et c'est là un de ses gros points faibles à mon avis. On a parfois l'impression d'être dans une grande librairie plutôt que dans un vrai salon de la littérature.

Bon, je radote, je radote mais j'ai au final, malgré la chaleur et le monde, passé une belle journée. Et j'ai même été très raisonnable côté acquisitions, vu que je ne reviens qu'avec trois livres dans ma sacoche. Il s'agit de:


Untapped: The Scramble for Africa's Oil de John Ghazvinian
Clandestin de Philip Caputo (merci encore Olivier)
Darwin's Origin of Species de Janet Browne (une collection sur les livres qui ont marqué l'histoire dont je zieute déjà le volume sur On the Wealth of Nations d'Adam Smith)

Voilà voilà, vivement l'année prochaine!

Commentaires

  1. Merci pour ton billet, qui sait, j'irai peut-être un jour.

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  2. Je n'étais pas très loin mais je n'ai pas eu l'occasion d'y aller... J'aurais bien aimé mais bon... Je trouves que tu as été très raisonnable en effet :0)

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  3. @Alex: J'aimerais bien pour ma part aller au Salon de Paris un jour...

    @L'or des chambres: Il faut dire que ma PAL est tellement énorme et surtout remplie de livres que j'ai très envie de découvrir. My God, je deviens vraiment raisonnable, ça doit être l'âge ;-)

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  4. Finalement je n'ai pas été et c'est mieux car j'ai bcp de peine à résister à la tentation d'acheter des livres ;-) mais toi tu as été très raisonnable.

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  5. @Eléa: Oui, je me suis étonnée moi-même ;-) L'année prochaine peut-être....

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